Combien de canicules, combien de rapports du GIEC, combien de "où est le lac ?", combien de tribunes d'expert faudra-t-il encore pour qu'enfin les politiques luttent réellement contre le réchauffement climatique ?
➡️ https://t.co/ZnBOjsEJZ1 pic.twitter.com/d01PCwF0H9— France Culture (@franceculture) July 16, 2022
Seules des manifestations considérables de citoyens peuvent y parvenir , la raison seule, prisonnière d’ intérêts , de l’inertie des élites, , n’y pourra rien sans un immense mouvement démocratique de sauvegarde de la vie et de la planète.☝️ https://t.co/xYn6ybLkhq
— Jean-Pierre Mignard (@jpmignard)
La canicule vient nous le rappeler : les conséquences du changement climatique se multiplient ces dernières années. Quelles mesures structurelles et quels comportement adopter ? Pouvons-nous encore changer notre futur ?
avec :
Magali Reghezza-Zitt (Géographe, spécialiste des risques naturels, de la vulnérabilité urbaine et des stratégies de gestion), Christophe Cassou (Climatologue).
La vague de chaleur que nous connaissons est déjà comparée à la canicule meurtrière de 2003. Une situation difficile pour de nombreuses personnes fragiles, pour des hôpitaux à bout de souffle et une agriculture déjà abîmée par le gel, les intempéries, ou la sécheresse.
Quels changements climatiques observe-t-on aujourd’hui ?
À la fin du premier semestre de 2022, la France aura déjà connu plusieurs perturbations climatiques : des épisodes de gel au mois d’avril, de violentes intempéries et une première canicule en juin, une seconde canicule au mois de juillet qui s’étend sur une dizaine de jours... Les vagues de chaleur sont vouées à être plus fréquentes, plus intenses et plus longues, ce qui n’est pas sans conséquence pour les hôpitaux ou les cultures agricoles. Magali Reghezza fait remarquer que "le problème, c’est la durée de la canicule (...). Depuis 2003, on a des mesures qui sont des mesures d’urgence qui permettent de mettre à l’abri les plus vulnérables". Mais ces mesures présentent des limites : "On a mis en place ces plans d’urgence et le problème qu’on a aujourd’hui, poursuit Magali Reghezza, c’est que le plan d’urgence, c’est finalement la réaction immédiate au problème. On ne traite pas les causes, on ne traite pas les racines et on voit bien que l’on a maintenant un cumul d’événements qui fragilise le système dans son ensemble".