Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Respublica
Que penser des Universités d’été 2012 ?
Article mis en ligne le 3 septembre 2012
dernière modification le 31 août 2012

La plupart des organisations viennent de tenir leurs universités d’été. Peut-on en tirer un bilan provisoire ? Quel est le rôle de ces universités d’été ? Autrement dit, est-ce que ces universités d’été travaillent sur les conditions de l’alternative culturelle, sociale et politique ?

Nous y avions au moins un correspondant par université d’été et nous leur avons demandé la caractéristique principale du rassemblement qu’ils ont vécu.

La remarque générale est qu’il y a de plus en plus de monde dans ces universités d’été.

On peut donc dire que ces universités d’été vont perdurer. Les participants aux universités d’été des Verts, des socialistes, du PC, du PG, du Front de Gauche, d’ATTAC ont déjà décidé d’y être l’année prochaine.

On pourrait rajouter à ces euphories, la future fête de l’Humanité — la plus importante fête populaire de l’année — qui aura lieu dans plus de 15 jours. Le fait de drainer autant de militants et de responsables d’organisations montre que le besoin de se rassembler ne faiblit pas. L’utilité des universités d’été est de ce fait évidente. On peut même dire que globalement, le nombre de personnes présentes aux universités d’été augmentent. Mais ce n’est pas vrai, organisation par organisation. Par exemple, le fort accroissement de la participation des universités du Front de Gauche se fait au détriment de celle d’ATTAC qui ne progresse plus en terme de participation1. Comme cela se passait en même temps, on a pu voir beaucoup d’anciens responsables ou de personnalités d’ATTAC préférer cette année les Estivales du Front de Gauche plutôt que celles d’ATTAC (Bernard Cassen, Christophe Ventura, Pierre Khalfa, Michel Husson, etc.).

À tout seigneur tout honneur, l’université d’été du parti dominant du pouvoir politique, le Parti socialiste, ne ressemblait pas aux précédentes sessions (...)