Et si, demain, Nicolas Sarkozy apportait la droite sur un plateau à Emmanuel Macron ? Les deux hommes, qui depuis trois ans nourrissent des relations complexes, entre attirance réciproque, tactique, méfiance, et intérêts bien compris, se sont longuement téléphoné lundi, après la condamnation de l’ancien président à trois ans de prison, dont un ferme, dans l’affaire des écoutes. Ce n’était bien sûr pas le moment d’aborder l’hypothèse d’un accord politique entre eux. Mais celle-ci n’est plus taboue.
Le fondateur des Républicains acte ainsi explicitement que son choix ne se limitera pas aux seuls prétendants de sa famille politique, LR ou ex-LR. Un coup de tonnerre pour la droite. Et une gifle pour ceux qui rêvent de lui succéder à l’Élysée, de Xavier Bertrand à Valérie Pécresse en passant par Bruno Retailleau. (...)
L’idée d’un accord entre la droite et la Macronie pourrait faire son chemin
"Il ne faut pas exclure que Sarkozy nous fasse une Estrosi puissance 1.000", soupire un député LR. Car l’alliance entre la droite et la Macronie a déjà ses partisans au sein de LR, dont le maire de Nice. (...)
Une chose est certaine : si le scénario d’un retour de Sarkozy en 2022 a disparu avec sa condamnation, l’ex-président vient de signifier à son camp, comme à Macron, qu’il faudra quand même compter avec lui.