Une première victoire a été obtenue pour protéger le fleuve Tapajos, en Amazonie, et les Mundurukus qui vivent autour.
Projet suspendu
Le fleuve Tapajos est le dernier fleuve d’Amazonie encore sauvegardé. Il est au coeur d’une biodiversité exceptionnelle et assure la survie d’une communauté autochtone : les Mundurukus (entre autres). Or, il est menacé par un projet de méga-barrage qui détruirait cet écosystème si particulier, engendrant des dommages humains et écologiques de grande ampleur (de nombreuses terres forestières seraient par exemple inondées). C’est pourquoi Greenpeace se mobilise aux côtés des Mundurukus pour empêcher cette destruction.
Une première victoire vient d’être obtenue : l’Agence de l’environnement brésilienne (IBAMA) vient en effet de porter un sérieux coup d’arrêt au projet, en suspendant sa licence environnementale, à cause des contradictions soulevées par la question du droit des Mundurukus sur leurs terres. En cas d’inondations provoquées par le barrage, une partie des 10 000 Mundurukus du Brésil se retrouverait en effet contrainte à quitter sesterres ancestrales. La reconnaissance des droits indigènes sur leur territoire est donc décisive.
Dans ce cadre, l’Agence brésilienne en chagre des questions indiennes a également publié un rapport dans lequel elle reconnaissait précisément le droit des Mundurukus à tracer un périmètre de démarcation autour de leurs terres. Ce qui complique évidemment la tâche des promoteurs du projet de méga-barrage. Pour autant, l’affaire n’est pas pliée et nous continuons à faire pression sur les parties prenantes éventuelles du projet pour qu’elle s’abstiennent de s’engager dans un projet si controversé. Ainsi, dans les mois à venir, Greenpeace appuiera les Mundurukus à défendre leurs terres. (...)