Jacques Sapir :
« La crise de légitimité a ceci de particulier qu’elle pose directement la question non pas de la politique suivie, que l’on peut en fonction de ces opinions considérer comme bonne ou mauvaise, mais du fait que le pouvoir soit habilité à mener une politique. »
Car c’est bien les hommes, plus que le peu qu’ils font, qui sont aujourd’hui ouvertement remis en cause. Du “salopard” Moscovici, en passant par l’hystérique Fabius et le fourbe Valls, sans parler de leur chef de guerre africain à tous, pincé casqué en train de se rendre chez sa maîtresse dans un appartement qui pourrait bien être lié au grand banditisme corse.
Les attaques, note Jacques Sapir, ont franchi un cap pour revêtir désormais un caractère franchement haineux. Et ne datent pas d’aujourd’hui puisqu’elles commencèrent sous le règne de “l’hyper président” Sarkozy et de ses outrances égocentriques.
Ajoutons, fait aggravant, que l’illégitimité du pouvoir se trouve encore renforcée sous la présidence Hollande. Car si son prédécesseur menait au moins la politique dégueulasse qu’il avait promise, l’as de la galipette fait sciemment le contraire de ce qu’il avait proposé aux électeurs.
Le clash du référendum de 2005
Cette “guerre civile froide”, Jacques Sapir en fait remonter le fondement au clash entre le peuple et l’élite au pouvoir survenu lors du référendum bafoué de 2005 sur le projet de constitution européenne (...)