Ivanice Pires Tanoné est l’une des représentantes des Amérindiens du Brésil. Face à l’appétit capitaliste et destructeur de Jair Bolsonaro, elle tente de réunir toutes les communautés afin de défendre la forêt amazonienne.
Elle est devenue la mama des Indiens du Brésil. Celle qui protège et tente de réunir, dans une même lutte, toutes les communautés de son pays. Ivanice Pires Tanoné est le cacique, la cheffe du peuple kariri xoco, établi, pour partie, sur 16 hectares le long du fleuve Sao Francisco (Nordeste), et pour une autre en périphérie de Brasilia, sur 4 hectares repris à l’État. C’est de ce lopin de terre qu’elle mène son combat sans relâche pour sauver celle qu’elle nomme Mère nature. Mais c’est à Paris que, la semaine dernière et pour la première fois, elle est venue porter la parole et réaffirmer quelques principes. En tenue traditionnelle, coiffe aux multiples plumes et colliers aux sens mystiques, elle va à l’essentiel face à l’irrationnel. « Notre gouvernement veut accaparer l’Amazonie, la saigner, explique-t-elle. Face à cette situation, il est plus que nécessaire que le monde adopte une déclaration universelle des droits de Mère nature. Que tous les États la ratifient et appliquent la convention 169. »
Pour rappel, cette convention relative aux peuples indigènes établit les lignes directrices visant à favoriser une approche participative en matière de prise de décision, et ainsi l’autodétermination de tous.
Car son Amazonie – dont 60 % de la surface est située au Brésil – se rabougrit. (...)