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Pétition : Stopper l’invasion du gazon synthétique sur les terrains de sport
Article mis en ligne le 21 octobre 2015

Allons-nous, à l’exemple (?) des États-Unis,nous comporter en Shadoks et remplacer l’herbe des terrains de sport, trop arrosée de pesticides il est vrai, par de la pelouse synthétique auto-porteuse de métaux lourds ?

adame la Ministre,

Le sport est une activité qui permet aux êtres humains de retrouver la conscience de leur corps, produit de la nature. Jusqu’ici, la plupart des sports se pratiquaient dans un espace naturel, ce qui favorisait cette prise de conscience.
Mais voici que, à l’exemple (?) des États-unis, et en introduisant, dans la pratique sportive, les préoccupations de l’économie libérale que sont l’optimisation (de l’utilisation) et les économies (supposées), les terrains de notre pays s’ouvrent de façon béante aux bulldozers et à l’artificialisation des sols.

Les avantages avancés pour le recours au plastique sont l’utilisation intensive des terrains, puisqu’il ne serait plus nécessaire de laisser un temps de repos à la terre après usage ou intempérie, les économies réalisées sur la tonte, les engrais et l’arrosage. S’il est vrai que l’herbe est trop souvent dopée par la chimie*, le nombre de produits toxiques trouvés dans les gazons synthétiques et les inévitables poussières et fragments, que leur utilisation entraîne, est encore plus inquiétant. L’argument avancé par les fabricants est l’absence d’étude recevable sur la nocivité de ces gazons. Mais cette nocivité ne peut être niée pendant les périodes ensoleillées, au cours desquelles le danger qu’ils présentent doit être contenu par un arrosage important.
La durée de vie de ces couches synthétiques est évalué à une dizaine d’années, en faisant abstraction de leur dégradation et de leur effritement, qui dispersent des particules sur les pratiquants, dans l’air et dans l’eau, pendant toute leur durée de vie. Se pose ensuite le problème de la mise en rebut, leur recyclage n’étant pas encore assuré.

Aussi, nous vous demandons,Madame la Ministre, de permettre aux jeunes adultes et aux enfants, utilisateurs des terrains de sport, de retrouver, avec leur pratique, un lien avec la nature, au lieu d’accentuer le caractère "hors-sol" d’une vie citadine et de multiplier les risques que ces gazons synthétiques présentent pour leur santé. En résumé, nous demandons que, sur ce dossier, nous ne reproduisions pas le schéma qui nous vaut d’être, aujourd’hui, confrontés aux graves conséquences dont la cause est : un raisonnement simpliste ignorant la complexité de la nature.