Face à la crise climatique et aux désastres sociaux associés à l’exploitation des énergies fossiles, il est urgent de stopper tout financement public au charbon, gaz et pétrole. La France continue de soutenir des projets destructeurs à travers le rôle qu’elle exerce dans certaines banques publiques internationales
Dans le monde, les énergies fossiles continuent d’être deux fois plus subventionnées que les énergies renouvelables. Pourtant le charbon, le pétrole et le gaz sont responsables de 80% des émissions de CO2 dans le monde. Alors que la puissance publique est censée montrer la voie en investissant prioritairement dans les solutions à la crise écologique, les institutions financières publiques continuent de soutenir massivement le secteur des énergies fossiles. Ces investissements permettent à des projets du passé, qui ne devraient jamais voir le jour, de se réaliser, au péril des populations et écosystèmes directement impactés.
Si la plupart des institutions financières publiques ont mis fin à leur soutien au secteur du charbon sous la pression des organisations non-gouvernementales, elles soutiennent toujours le pétrole et le gaz. Pourtant les scientifiques sont unanimes : il n’y a pas de place pour explorer de nouvelles réserves de pétrole et de gaz dans le budget carbone mondial nous permettant de maintenir l’augmentation globale de la température en dessous de 1,5°C. Le Programme des Nations Unies pour le Développement a démontré que les prévisions de production de gaz et de pétrole en 2040 dépassent déjà respectivement de 47 % et 43% les niveaux compatibles avec un réchauffement de 2°C.
La France ne fait pas défaut : à travers ses exonérations fiscales, financements à l’export et au développement, fonds souverains, entreprises dont elle est actionnaire, elle soutient ce secteur destructeur pour le climat, l’environnement et les droits humains. (...)