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Opposants à l’enfouissement des déchets nucléaires, nous sommes toutes et tous des malfaiteurs !
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Article mis en ligne le 11 mai 2021
dernière modification le 12 mai 2021

En juin, cela fera quatre années que les portes des opposant.e.s au projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure ont volé en éclat sous les coups de boutoir d’une instruction pour « association de malfaiteurs ». Vingt domiciles perquisitionnés, dix militants et militantes interdits de se voir pendant deux ans et demi, 100 téléphones placés sous écoute, seize années cumulées de communications enregistrées, des balises posées sous des voitures, un escadron de gendarmes mobiles harcelant les habitants et habitantes au quotidien… Cette scandaleuse traque d’État a tenté de paralyser ce mouvement de lutte vieux de 30 ans contre le plus gros projet industriel européen, dont les risques sont connus.

Les 1ᵉʳ, 2 et 3 juin se tiendra le procès des inculpé.e.s « malfaiteurs » de Bure. Nous, universitaires, artistes, autrices, journalistes, syndicalistes, éditeurs, auteurs de bande dessinées, activistes, avocat.e.s, scientifiques, élu.e.s, ami.e.s, affirmons notre profonde solidarité.

Bure nous concerne toutes et tous parce que c’est un des laboratoires de la généralisation de l’autoritarisme en France — depuis les quartiers populaires jusqu’aux luttes écologistes en passant par les gilets jaunes

En juin, cela fera quatre années que les portes des opposant.e.s au projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure ont volé en éclat sous les coups de boutoir d’une instruction pour « association de malfaiteurs ». Vingt domiciles perquisitionnés, dix militants et militantes interdits de se voir pendant deux ans et demi, 100 téléphones placés sous écoute, seize années cumulées de communications enregistrées, des balises posées sous des voitures, un escadron de gendarmes mobiles harcelant les habitants et habitantes au quotidien… Cette scandaleuse traque d’État a tenté de paralyser ce mouvement de lutte vieux de 30 ans contre le plus gros projet industriel européen, dont les risques sont connus.

Les 1ᵉʳ, 2 et 3 juin se tiendra le procès des inculpé.e.s « malfaiteurs » de Bure. Nous, universitaires, artistes, autrices, journalistes, syndicalistes, éditeurs, auteurs de bande dessinées, activistes, avocat.e.s, scientifiques, élu.e.s, ami.e.s, affirmons notre profonde solidarité.

Bure nous concerne toutes et tous parce que c’est un des laboratoires de la généralisation de l’autoritarisme en France — depuis les quartiers populaires jusqu’aux luttes écologistes en passant par les gilets jaunes (...)

Bure nous concerne toutes et tous, parce que le projet Cigéo est indispensable à la relance de la filière nucléaire française. (...)

Bure nous concerne toutes et tous, parce que le projet Cigéo est indispensable à la relance de la filière nucléaire française. (...)

Si lutter à Bure de multiples manières équivaut à faire partie d’une « association de malfaiteurs », si se sentir touché.e.s par ce qui se joue au sein de ce territoire en lutte est suspect, alors : nous sommes toutes et tous des malfaiteurs !

Nous sommes solidaires des sept prévenu.e.s de Bure et nous en demandons la relaxe. Nous demandons l’abandon du projet Cigéo.