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Marie-Claude Saliceti
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Chroniques du Yeti
Municipales : les résultats plutôt bons du Parti de gauche
Article mis en ligne le 24 mars 2014

Bon, comme d’hab’, ils — je veux dire, les médias du microcosme — n’en ont eu que pour le Front National et son “score historique”. Pas lu de commentaires vraiment consistants sur les résultats du Front de gauche. Et plus particulièrement ceux du Parti de gauche. Pas si mauvais que ça, pourtant.

D’abord, j’appelle Front de gauche les listes formées par les principales composantes de la vraie gauche autour du Parti de gauche, parfois en tandem avec des candidats d’EELV, parfois sans le PCF parti sournoisement faire ses emplettes de postes municipaux auprès du PS.

Ensuite, J’appelle “bons résultats” des scores au-dessus des 15 %. Parce qu’en dessous, surtout à moins de 10 %, sans remettre en cause le mérite des militants, faut bien admettre, on est dans de la simple figuration.

Quelques exemples de très bonnes percées :

  • Grenoble : liste PG/EELV en tête avec près de 30 % des voix
  • Lyon 1er : liste FDG, 1er, 33,46 %
  • Dieppe : liste du maire sortant FDG allié à EELV : 1ère, 45 %
  • Petit-Couronne (76) : liste PG, 2nde, 38,64 %
  • Montreuil : liste FDG (sans le PCF, ni EELV), 2nde, 18,81 %
  • Palaiseau : liste PG/EELV, 17 %

Quelques déceptions tout de même, comme à Vaulx-en-Velin où le maire sortant FDG, élu au premier tour en 2008, est distancé par la liste PS.

Et encore trop de listes en dessous du seuil significatif des 10 %.
L’alliance avec EELV marche mieux que celle avec le PCF

Deux constats pour un bilan favorable :

  • l’alliance avec des membres d’EELV en rupture de banc gouvernemental marche plutôt mieux que le partenariat avec le PCF ;
  • les égarements carriéristes du PCF, s’ils n’ont pas été toujours sans conséquences (Paris, liste Simonnet, en dessous des 10 %), ont finalement moins pénalisé que prévu le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Mais alors, qu’est-ce qui manque encore au Parti de gauche pour réussir à être cette alternative à un PS déconfit à laquelle il rêve tant ?

  • Parler un peu aux gens plutôt qu’avec les médias ;
  • cesser de se poser en victimes perpétuelles de ces médias (faut-il s’étonner que les médias du système défendent le système contre lequel vous prétendez lutter ?) ;
  • se retrousser les manches plutôt que de céder à de l’autocongratulation un brin stérile. (...)