C’est un véritable désastre. La France, comme le reste du monde, assiste à un effondrement de la biodiversité, des insectes aux oiseaux en passant par le végétal. Les maires sont en première ligne pour protéger ce patrimoine naturel. Plusieurs villes comme Lyon, Nantes ou Brest se sont engagées dans cette voie mais le chemin est encore long. Voici le cinquième épisode de notre série dédiée aux enjeux écologiques des élections municipales de 2020.
En une quinzaine d’années seulement, près d’un tiers des oiseaux ont disparu des campagnes françaises.
Ce sont des chiffres chocs que l’humanité a encore du mal à assimiler. Selon un rapport de l’ONU sur la biodiversité, publié en avril dernier, sur les huit millions d’espèces végétales et animales présentes sur Terre, près d’un million pourraient disparaître dans les prochaines décennies. Et la France n’échappe pas à l’effondrement de sa biodiversité. En une quinzaine d’années seulement, près d’un tiers des oiseaux ont ainsi disparu des campagnes françaises, ont calculé dans une étude le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle. Les raisons sont multiples, allant des pratiques agricoles intensives à l’exploitation des ressources en passant par le réchauffement climatique.
Face à cette situation, les villes sont en première ligne. Et certaines prennent le problème à bras-le-corps (...)
Face à l’effondrement des colonies d’abeilles, de plus en plus d’entreprises et de municipalités ont en effet installé des ruches sur leur toit. Or, les ruches urbaines participent à l’expansion des abeilles domestiques mais représentent à terme un danger pour les abeilles sauvages, pourtant pilier de la biodiversité grâce à leur rôle de pollinisateurs. D’où l’importance de savoir s’entourer d’experts dans le domaine.
C’est ce qu’a par exemple fait Nantes, en mettant en place un comité d’experts dédié à la biodiversité de la ville ou Brest qui a créé une Direction de l’Écologie urbaine. Mais il ne faudra pas non plus négliger les actions de sensibilisation auprès des citoyens. En juin, l’Observatoire des villes vertes s’est associé à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) pour identifier les pratiques qui tendent à se généraliser dans les villes les plus engagées dans la lutte contre l’effondrement de la biodiversité. (...)