Au terme d’une semaine de polémique, le candidat Emmanuel Macron a choisi de riposter. « S’y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », a lancé dimanche le président de la République à ceux qui lui reprochent les nombreux contrats passés par l’Etat avec des cabinets de consultants, en particulier McKinsey, révélés par le Sénat.
Le Sénat a révélé le 17 mars que les contrats de l’Etat avec ces cabinets avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, atteignant un record de plus d’un milliard d’euros en 2021. En outre les sénateurs ont saisi vendredi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui a affirmé que son cabinet payait bien l’impôt sur les sociétés en France. Le sujet est politiquement sensible pour l’exécutif, accusé depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron de multiplier les contrats avec ces groupes privés de conseil, avec des contrats le plus souvent non divulgués au public. (...)
Comme le resume ce dessin de l'excellent @AllanBARTE, plusieurs problèmes politiques sont soulevés par le #McKinseyGate et la pirouette de Macron ne vise qu'à dépolitiser cette affaire. pic.twitter.com/UDBixAe1bH
— Raphael Pradeau (@raphpradeau) March 28, 2022
Deuxième problème : comment justifier les tarifs pratiqués par McKinsey et les autres cabinets de conseil étant donné la qualité de leur travail ?
Des centaines de milliers d'euros pour un PowerPoint, ça fait cher...— Raphael Pradeau (@raphpradeau) March 28, 2022
Quatrième problème : l'opacité. Comment justifier que les cabinets de conseil travaillent en toute discrétion alors qu'il s'agit d'argent public donc de nos impôts ?
— Raphael Pradeau (@raphpradeau) March 28, 2022
Sixième problème : le conflit d'intérêt.
Comment justifier que McKinsey ait participé à la campagne de Macron en 2017 et se voit ensuite récompensé par des contrats juteux pour un travail de piètre qualité ?— Raphael Pradeau (@raphpradeau) March 28, 2022
Au final cette affaire est révélatrice de la macronie : on fustige le pognon de dingue versé aux plus pauvres et "en même temps" on verse un pognon de dingue aux copains pour qu'ils expliquent à l'Etat comment réduire nos droits sociaux.
— Raphael Pradeau (@raphpradeau) March 28, 2022
J'aurais ajouté :
Quatrième problème : payer avec l'argent public des cabinets de conseil privés pour détruire des services publics...— CeeCeeBee φ 🔻🐢 (@CeeCeeBeePhee)
La claque de Mediapart à MACRON…pic.twitter.com/M79zXTPU6m
— Richard Krieger (@Krieger66362259) March 26, 2022