Un procès, un de plus, se tient en ce moment à Casablanca : une dizaine de jeunes militants du mouvement du 20-Février sont emprisonnés pour avoir manifesté. Méthodiquement, le pouvoir réprime un à un des groupes ciblés pour faire taire une contestation qui est de plus en plus dispersée.
(...) Avant l’audience, dans ce procès qui va encore durer des semaines au rythme d’une séance hebdomadaire, ils crient leur colère devant le tribunal de première instance de Aïn Sbaa, un quartier situé à l’est de Casablanca. « Liberté immédiate pour les détenus politiques ! » ; « Ils sont détenus pour nous, nous militons pour eux ! » Plusieurs anciens prisonniers, dont Samir Bradley et Younes Belkhdim, condamnés par ce même tribunal en 2012, sont venus dénoncer ce qu’ils considèrent comme un procès politique. (...)
Début mai, plusieurs dizaines de militants emprisonnés ont observé une grève de la faim simultanée d’une semaine dans les prisons de Casablanca, Marrakech, El Hoceima, Taza, Fès et Kénitra, pour dénoncer les conditions de leur détention mais aussi pour appeler à la libération tous les détenus politiques. (...)