Nicolas Sarkozy avait organisé la fête du “vrai travail”, Emmanuel Macron salue la journée de “ceux qui chérissent le travail.” Alors que syndicats, gilets jaunes et manifestants radicaux se réunissaient ce mercredi 1er mai pour la traditionnelle mobilisation nationale, le message du président de la République sur les réseaux sociaux a provoqué un petit tollé.
Le chef de l’État, plutôt que saluer la fête des “travailleurs”, a choisi de poster un message dans lequel il remercie les hommes et les femmes qui “œuvrent chaque jour pour notre Nation” en “chérissant le travail.” (...)
Plusieurs élus ou militants de gauche, mais également des historiens ou autres spécialistes ont tenu à rappeler au président de la République que le 1er mai n’était pas la fête du travail, mais bien celle des travailleurs qui se battent pour leurs droits. (...)
Certains, à l’image du député insoumis Éric Coquerel, n’hésitent pas à faire un parallèle entre le chef de l’État et le maréchal Pétain. Pourquoi ? Car c’est lui qui “faisait de la fête revendicative des travailleurs et des luttes sociales, “une fête du travail et de la Concorde sociale” en 1941 sous l’occupation nazie. (...)
C’est ce qu’explique également l’historienne des mouvements sociaux Mathilde Larrere sur Twitter.
“C’est la fête internationale des travailleuses et des travailleuses, journée de lutte, notamment pour limiter le temps de travail et défendre les droits des travailleurs”, explique la spécialiste engagée avant de conclure : ”‘la fête du travail et de la Concorde sociale’ est le terme officiel adopté par Pétain pour justement tenter d’enterrer le 1er mai des travailleurs...” (...)