Une loi mobilités est en discussion au Parlement. C’est le moment d’interpeller nos élu.e.s pour que tou.te.s se positionnent comme un rempart face aux injustices liées aux transports, aux dérèglements climatiques et à la pollution de l’air.
Le secteur des transports représente la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France : il est responsable à lui seul de 30% de ces émissions, notamment à cause de la prédominance du transport routier. La loi mobilités est capitale car elle peut améliorer considérablement la manière dont nous nous déplacerons demain. À ce stade, le projet de loi est malheureusement très insuffisant pour répondre à l’urgence climatique et aux enjeux sanitaires liés à la pollution de l’air. Pire : certaines mesures sont même néfastes pour l’environnement et le climat !
Dès à présent, envoyez un email à vos sénatrices et sénateurs. Avec d’autres organisations de la société civile membres du Réseau Action Climat, nous voulons leur rappeler, ensemble, l’urgence d’agir et la nécessité d’adopter des mesures clés pour préserver le climat et apporter des solutions aux préoccupations de la population.
Place à l’action !
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Les sénateurs de la commission du Développement durable n’ont pas palabré, le 6 mars. Bouclé à 17 h 30, l’examen de 574 amendements déposés sur le projet de loi mobilités n’a suscité ni grands débats, ni croisade contre l’exécutif. (...)
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Le projet de loi LOM, dont l’enjeu selon le gouvernement est de "sortir d’une France à deux vitesses" en matière de transports, a entamé son parcours parlementaire devant la "chambre des territoires", majoritairement de droite, pour une adoption définitive espérée en juillet.
Symboliquement, la commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable a déplacé au tout début du texte l’article 30, consacré à la programmation des investissements de l’Etat dans les transports pour les dix prochaines années. Ce texte "a des objectifs louables, mais est arrivé avec des lacunes considérables", a déclaré à la presse le président de la commission Hervé Maurey (centriste), estimant que "le volet infrastructures n’a pas de financement assuré". (...)