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Marie-Claude Saliceti
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Les malaises collectifs se multiplient chez les ouvrières du textile
Article mis en ligne le 21 juin 2013
dernière modification le 20 juin 2013

Quelques semaines après la catastrophe de Rana Plaza au Bangladesh, plusieurs cas d’empoisonnements et de malaises collectifs d’ouvrières ont été signalés dans d’autres usines textiles du pays. La police et les médias ont immédiatement évoqué une possible contamination de l’approvisionnement en eau. Mais la cause pourrait plutôt être recherchée dans la psychose de masse qui s’est installée dans les ateliers suite à des catastrophes à répétition.

L’onde de choc provoquée par la catastrophe de Rana Plaza et ses 1180 victimes n’en finit pas de résonner. En plus d’avoir suscité un débat international sur les filières textiles et sur la responsabilité des grandes marques, le drame a entraîné au Bangladesh une vague de protestation ouvrière, parfois violemment réprimée. Il a aussi contribué à attirer l’attention sur toute une série d’accidents plus ou moins graves ayant touché des usines dans les semaines qui ont suivi la catastrophe - accidents qui constituent le lot quotidien des travailleurs et travailleuses du textile, mais qui passent généralement inaperçus.

Parmi ces incidents, un épisode d’empoisonnement collectif de plusieurs centaines d’ouvrières début juin à Gazipur, dans une usine de la firme Starlight Sweaters [1]. Deux semaines plus tard, de nouveaux cas de malaises collectifs et d’hospitalisation de centaines d’ouvrières étaient signalés simultanément dans plusieurs autres usines [2].

Contamination de l’eau ou stress de masse ? (...)