Monstrueux ! La police grecque a essayé de faire condamner à la prison à vie deux anarchistes innocents, membres d’un collectif gênant pour le pouvoir économique et politique, en fabriquant des faux témoignages à charge. Qui est à l’origine de ce complot ? Uniquement des policiers ou des dirigeants politiques également ?
En arrivant au pouvoir en 2019, Mitsotakis avait promis d’en finir avec Rouvikonas « par tous les moyens ». Quelques semaines plus tard, comme par hasard, une vieille affaire fumeuse de meurtre ressortait contre deux membres du groupe anarchiste, alors que le juge d’instruction précédent avait considéré totalement vide le dossier et avait relâché les militants politiques aussitôt après leur garde à vue.
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Pourquoi cette affaire est-elle ressortie tout à coup, à grand renfort de médias et de déclarations accusatrices, sinon parce que le pouvoir cherchait un prétexte pour punir et faire disparaître Rouvikonas ? (...)
Oui, mais voilà, devant l’immense levée de bouclier en Grèce et dans le monde (des signataires dans plus de 50 pays en quelques semaines, des milliers de voix s’opposant à un procès absurde et kafkaïen rappelant des horreurs passées comme la condamnation de Sacco et Vanzetti dans les années 1920), les témoignages à charge ont fini par se rétracter et se retourner contre leurs instigateurs.
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Reste à savoir précisément jusqu’où grimpe ce complot monstrueux dans la hiérarchie de l’État et du pouvoir ? Le saura-t-on un jour ? Peut-être en saurons-nous un peu plus le 29 octobre prochain, lors de la reprise du procès, dans un contexte exceptionnel.
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Merci encore à toutes et tous de votre mobilisation. Merci de nous aider à diffuser l’info, dans le silence des médias occidentaux.
Les témoins à charge lors du procès dévoilent la machination de l’État contre les anarchistes !
On se dirige tout droit vers un nouveau scandale politique en Grèce !
LES TÉMOINS À CHARGE LORS DU PROCÈS DÉVOILENT LA MACHINATION DE L’ÉTAT CONTRE LES ANARCHISTES !
Ce qui vient de se passer à Athènes est énorme ! C’est un événement à faire savoir à toutes celles et ceux qui n’ont pas encore compris ce qu’est l’État et comment il traite ses ennemis.
Ce matin, deux militants du groupe anarchiste Rouvikonas étaient poursuivis pour meurtre, dans un début de procès absurde et kafkaïen. Giorgos Kalaitzidis et Nikos Mataragkas risquaient la prison à vie !
Il y a deux heures, le premier témoin à charge était une habitante du quartier de Kifissia qui fréquentait autrefois Exarcheia « dans le camp des trafiquants de drogue » (sic), non loin du dealer assassiné en 2016. Mais, coup de théâtre, au lieu d’accuser Giorgos et Nikos, elle a subitement démasqué la police. Elle a tout d’abord dévoilé qu’elle n’était pas du tout à Exarcheia le jour du meurtre et que ce qu’elle devait dire dans ce procès lui avait été dicté. Elle a précisé que la police lui avait promis de l’aider dans ses affaires personnelles (poursuites pour trafic de drogue) si elle témoignait contre les deux accusés. Elle a ajouté qu’elle n’avait jamais vu les deux anarchistes. Dès lors, le procès est apparu comme fabriqué de toutes pièces — ce que nous vous avions annoncé depuis plusieurs semaines. (...)
Après ce témoignage accablant sur la façon dont le complot a été organisé par la police grecque, les deux autres témoins à charge ont abondé dans le même sens que l’intervenante précédente, en enfonçant le clou, l’un après l’autre. Tout d’abord, une infirmière d’EKAB (le samu grec) a dit qu’elle ne savait absolument rien. Puis, le troisième témoin a fait savoir qu’il ne reconnaissait ni Giorgos ni Nikos, alors qu’il était sur les lieux du crime : le principal témoin oculaire !
Après cette première étape calamiteuse, le procès a été ajourné au vendredi 29 octobre à 11h00. D’ici là, les débats vont aller bon train sur l’origine de cette machination et sur la responsabilité du gouvernement, ennemi juré de Rouvikonas et du puissant mouvement anarchiste en Grèce. (...)