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Marie-Claude Saliceti
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Le choix de l’austérité met en danger les acteurs publics locaux et leurs missions au service de la population
Article mis en ligne le 16 février 2014
dernière modification le 11 février 2014

(...) À l’instar de l’État, ce sont tous les acteurs publics locaux, collectivités, établissements publics (les hôpitaux en particulier), organismes de logement social qui sont sollicités pour prendre en charge une large part de la socialisation des pertes des banques et du manque à gagner de la fiscalité.

Plus que jamais, le refus de l’austérité et la mise en œuvre d’une autre politique nécessitent un vaste mouvement citoyen solidaire, unitaire et déterminé dépassant le cadre des frontières. Chaque jour qui passe, la nécessité de changer de système apparaît de plus en plus impérative et fait aujourd’hui de l’anticapitalisme non pas un choix parmi d’autres voies, mais le passage obligé qui exige le devoir citoyen de chacun.(...) Concrètement cette politique d’austérité se traduit par des plans draconiens de suppressions d’emplois. Dans les collectivités locales, Jean-Marc Ayrault et son gouvernement envisagent l’instauration de plafonds d’emplois territoriaux pour mettre fin à la tendance régulière à la hausse du nombre d’emplois dans la fonction publique territoriale. Dans les hôpitaux publics, ce sont plus de 20 000 emplois, l’équivalent de la population totale de la ville de Cahors, qui ont été supprimés en 2013, et 15 000 autres emplois, l’équivalent de la population totale de Brignoles, devraient disparaître en 2014. Enfin, cette détérioration touche également le secteur de l’habitat, puisque le nombre de logements sociaux diminue de façon régulière depuis 2010. En 2012, 102 000 logements sociaux seulement ont été financés sur les 120 000 prévus (le programme du candidat Hollande avait fixé un objectif de 150 000 logements sociaux par an).

La fusion ou la suppression de collectivités sont une autre façon de faire des économies d’échelles, notamment en matière d’emplois, mais avec pour contrepartie une moindre proximité des services publics et une dégradation de la qualité du service rendu aux usagers. C’est cette même logique destructrice d’emplois et de lien social que l’on voit à l’œuvre dans la sphère privée. Ainsi, les banques ont largement fait payer le prix de la crise à leurs salariés. (...)