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Sud-Ouest
Le bateau de Greenpeace a quitté Bordeaux pour une mission en Arctique
Article mis en ligne le 4 septembre 2020
dernière modification le 3 septembre 2020

Ce jeudi 20 août, l’ "Arctic Sunrise" a quitté le port de la Lune après avoir stationné sur les quais pendant près de deux mois. Le bateau de l’organisation non-gouvernementale internationale de protection de l’environnement, Greenpeace, est parti en direction de l’Arctique pour remplir une nouvelle mission.

"Le but de l’équipage est de documenter les effets et impacts du dérèglement climatique sur l’environnement", explique Patrick Maupin, de l’antenne locale de Greenpeace.

L’ "Arctic Sunrise" était apponté dans le port de la Lune depuis le 6 juillet dernier, à cause des problèmes de navigation provoqués par la crise sanitaire.

"D’habitude, nous faisions visiter nos embarcations aux personnes pour les sensibiliser à la cause environnementale, mais là, c’était impossible à cause du coronavirus", complète Patrick Maupin.

Les Bordelais ont déjà pu monter à bord de deux autres bateaux Greenpeace ces dernières années : l’ "Esperanza", en 2018, puis, en 2019, le "Rainbow Warrior". Cette année, à la place, Greenpeace avait installé un stand devant l’ "Arctic Sunrise" pour parler de l’ONG. (...)

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Les bateaux de Greenpeace : L’Arctic Sunrise
Ironiquement, avant que Greenpeace n’acquière le MV Arctic Sunrise, celui-ci servait à chasser le phoque. Greenpeace l’avait aussi affronté alors qu’il livrait du matériel au gouvernement français pour la construction d’une piste d’atterrissage en plein milieu d’un habitat de pingouins en Arctique. Greenpeace a pourtant acheté l’Arctic Sunrise en 1995, par le biais d’une entreprise du nom d’Arctic Sunrise Ventures, car les propriétaires norvégiens du bateau ne voulaient pas le vendre à Greenpeace. (...)

L’Arctic Sunrise est retourné à de nombreuses reprises dans l’Arctique pour s’opposer à Northstar, un projet de BP (British Petroleum) visant à ouvrir une nouvelle région à l’exploitation pétrolière offshore, menaçant de répandre du pétrole dans une région vulnérable et de contribuer encore plus au réchauffement planétaire.

Dans les mers australes, il s’est opposé au programme japonais de chasse baleinière prétendue scientifique et a pourchassé des navires pirates qui pêchaient illicitement des légines australes pour les ramener au plus grand port de pêche pirate de l’île Maurice. Il a ensuite continué sa route vers l’Argentine pour le Toxic Tour 1998 en Amérique latine.

Naviguer directement dans la trajectoire du missile n’a pas empêché les Etats-Unis de mener en 2000 les essais balistiques prévus dans le cadre du programme de défense "Star Wars", qui menace de déclencher une nouvelle course aux armements nucléaires. L’Arctique Sunrise a heureusement survécu à cette histoire pour en témoigner. (...)