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Marie-Claude Saliceti
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Infomigrants
Le Sea Watch 3 va débarquer plus de 360 rescapés en Sicile
Article mis en ligne le 3 mars 2021

Les 363 migrants secourus lors de cinq opérations de sauvetage menées par le Sea Watch 3 fin février vont débarquer mercredi après-midi en Sicile. Il s’agissait de la première mission du navire humanitaire allemand après sept mois d’immobilisation par les autorités italiennes.

"Nous ne demandons pas la charité, nous voulons juste que les droits [de nos migrants rescapés] soient respectés". L’appel d’Hugo Grenier, chef de mission à bord du Sea Watch 3, a été entendu : après trois jours d’attente au large des côtes italiennes, le navire humanitaire allemand a reçu l’autorisation de débarquer ses 363 migrants et fait route vers le port d’Augusta en Sicile qu’il devrait atteindre mercredi 3 mars dans l’après-midi.

La nouvelle a été accueillie, comme bien souvent, par des cris de joie lorsque les rescapés ont été informés, rapporte sur Twitter Sea Watch, vidéo à l’appui. (...)

C’est un soulagement pour les passagers "après tout ce qu’ils ont traversé" mais aussi pour l’équipage qui tentait de gérer tant bien que mal le quotidien sur le navire bondé. Parmi les 363 rescapés à son bord, un tiers sont mineurs dont 120 non accompagnés. Quarante-sept femmes ont également été dénombrées dont plusieurs enceintes. (...)

Les migrants ont été secourus lors de cinq opérations de sauvetage menées en trois jours entre le 26 et le 28 février.

Une sixième opération a également eu lieu mais l’équipage n’a pas pu accueillir les 90 personnes supplémentaires à son bord, étant déjà à pleine capacité. Leur embarcation de fortune a été stabilisée, puis les naufragés transférés sur les canots de survie du Sea Watch 3 en attendant l’arrivée des garde-côtes italiens appelés en renfort des heures plus tôt. Ils ont, depuis, été débarqués à Lampedusa. (...)

Il s’agit de la première mission du Sea Watch 3 après sept mois de blocage par les autorités italiennes en raison de "plusieurs irrégularités techniques et opérationnelles" constatées lors d’un contrôle à bord. Déjà en 2019, le navire avait été bloqué cinq mois pour un motif similaire.

Également immobilisé depuis des mois par l’Italie, le Sea Watch 4 a, quant à lui, été autorisé à reprendre la mer mardi 2 mars.