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Marie-Claude Saliceti
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le journal de Montréal
La quête des jurés se prolonge au procès du meurtre de George Floyd
Article mis en ligne le 23 mars 2021

Le jury au procès du meurtre de George Floyd n’était toujours pas constitué lundi après deux semaines d’interrogatoires intenses, illustrant la difficulté de trouver des jurés impartiaux dans ce dossier ultra-médiatisé.

Une centaine de personnes ont déjà été passées sur le gril sous l’œil attentif de l’accusé, le policier blanc Derek Chauvin, qui, le 25 mai, à Minneapolis, est resté agenouillé pendant de longues minutes sur le cou du quadragénaire noir.

Seules quatorze personnes ont convaincu l’accusation et la défense qu’elles pourraient mettre leurs opinions de côté dans cette affaire qui a suscité des manifestations géantes dans tout le pays et au-delà. Douze serviront de jurés, deux de suppléants.

Pour parer à tout désistement, le juge Peter Cahill souhaite avoir un remplaçant supplémentaire. Les parties se retrouveront donc mardi dans l’espoir de trouver le juré manquant, avant d’ouvrir, lundi prochain, les débats de fond, pour un verdict probablement fin avril ou début mai.

Les personnes choisies jusqu’ici incarnent la diversité de la population de Minneapolis, une ville du nord des États-Unis très cosmopolite : huit personnes blanches, quatre noires (dont deux immigrés) et deux métisses. Les femmes y sont majoritaires (9 sur 14).

Ces citoyens tirés au sort, dont l’identité ne sera révélée qu’une fois le verdict rendu, exercent des professions variées (chimiste, infirmière, informaticien...). Leurs âges varient, tout comme leur situation familiale (marié, divorcé, veuf, célibataire). (...)

Hasard de l’actualité et illustration des enjeux de cette phase délicate : la Cour suprême des États-Unis a accepté lundi de se pencher sur la peine de mort infligée à l’un des auteurs de l’attentat du marathon de Boston, annulée pour des irrégularités dans la sélection du jury.

Une cour d’appel avait estimé que les avocats de Djokhar Tsarnaev auraient dû être autorisés à questionner davantage les jurés potentiels sur ce qu’ils avaient appris dans les médias au sujet de cet attentat à la bombe qui a fait trois morts en 2013.