C’était une promesse prise au plus haut de la crise des migrants, à la fin de l’été 2015. D’abord hostile à la mise en place des quotas de demandeurs d’asile préconisés par l’Europe, le gouvernement s’était finalement ravisé l’été dernier en s’engageant à accueillir des contingents de réfugiés dans le cadre d’un plan européen de relocalisation.
"L’honneur de la France, c’est d’accueillir des réfugiés", se justifiait ainsi le Premier ministre Manuel Valls dans l’émission Des paroles et des actes, il y a un an sur France 2. Avant d’assurer : "La France s’engage à accueillir 30.000 demandeurs d’asile".
231 en provenance de l’Italie
Aujourd’hui, l’annonce ressemble plus à un vœu pieux qu’à un réel engagement.
(...) La France n’est pas l’unique mauvaise élève en la matière nuance le directeur général de France terre d’asile Pierre Henry. Sur les 160.000 demandeurs d’asile à relocaliser pour soulager les pays de "première entrée" (Grèce et Italie), les Etats membres de l’UE en auraient accueilli moins de 6.000. "La situation est la même partout, explique Pierre Henry au JDD. Il y a un manque flagrant de solidarité."la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a annoncé mercredi dans Le Monde le doublement du nombre de places d’accueil pour les migrants. D’une capacité de 2.000 places, ces centres devraient atteindre les 5.000 "avant la fin septembre" assure la ministre. A terme, 50 nouvelles structures doivent s’ajouter aux 147 existantes. Elles doivent être réparties sur l’ensemble du territoire, couvrant 78 départements. (...)