Pourquoi les fachos parviennent-ils à séduire des électeurs ? Et bien, simplement parce qu’on les y aide !
Lorsque les ministres se lâchent sur les immigrés et font des blagues sur « les auvergnats », lorsque l’on équipe de caméras et de systèmes de sécurité tous les angles de rue, lorsque l’on criminalise le mouvement ouvrier, lorsque l’on montre les jeunes comme une menace et les vieux comme un fardeau, on fertilise un terreau où les idées fascistes prospèrent. Ensuite le fascisme n’a aucun mal à trouver d’autres ennemis : les francs-maçons, les juifs et les sionistes, les arabes, les fonctionnaires, les homosexuels ou les pauvres. Le fascisme est là pour faire croire qu’il n’y a aucune vraie opposition entre le capital et les exploités, il arrive même à faire passer des formations d’extrême gauche pour des suppôts du Medef ! Les discours simples basés sur l’émotion plutôt que la raison permettent la manipulation d’un électorat dépolitisé. Les fachos se nourrissent de toutes les pauvretés, de toutes les précarités et cerise sur le gâteau, voici une crise qui vient et qui s’apparente à un véritable festin ! (...)
Le fascisme prospère sur la simplification des idées et des mots, sur l’acceptation de classes supérieures et par la même, la soumission et l’autoritarisme. Le fascisme défend le système marchand tel qu’il est, car c’est à l’ombre de petits chefs qu’il est demandé à l’ouvrier de collaborer à sa propre soumission. C’est pour cela que le FN veut transformer les syndicats en une espèce de « club » où se mélangeraient patrons et ouvriers pour défendre un projet commun : celui du patronat et du système capitaliste. Les fachos ont bien compris que les entreprises deviennent des zones de non droit, et que c’est le levier idéal pour faire prospérer leurs idées, et mettre en place leur projet. Dans une entreprise, l’ouvrier est soumis et toute rébellion est sanctionnée par le licenciement et l’exclusion. Cette peur fait accepter toutes les régressions ! Ce sont les petites renonciations journalières et l’acceptation de petites brimades quotidiennes qui font le lit d’une société totalitaire.