Modeler les "contrats de génération", recadrer les licenciements, booster l’égalité professionnelle : l’automne sera chargé pour les partenaires sociaux, que le gouvernement veut prendre le temps d’associer aux réformes, au risque d’être taxé d’immobilisme.
"Il y a le court terme et il y a les réformes de structure", face aux impatiences "compréhensibles", le Premier ministre a maintenu, en faisant sa rentrée mercredi, l’ambition d’engager des chantiers "dans la durée".
En même temps, Jean-Marc Ayrault revendique "continuer à s’occuper des urgences", plans sociaux et vie chère : coup de pouce au Smic, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, plan pour l’automobile et rallonge de 80.000 emplois aidés pour 2012.
Pour sortir rapidement du chômage une partie des jeunes peu qualifiés, la création de 150.000 "emplois d’avenir" de 2013 à 2015 sera le premier texte confié à l’Assemblée nationale fin septembre pour une mise en oeuvre dès le 1er janvier.
Le gouvernement a dévoilé lors de la conférence sociale de juillet sa "feuille de route" sociale à long terme : une série de chantiers pour réformer en profondeur les retraites, financer la protection sociale ou encore restaurer la compétitivité des entreprises françaises ont ainsi été annoncés par Jean-Marc Ayrault.
Plusieurs négociations doivent démarrer à l’automne et aboutir au premier semestre 2013. Celle sur les retraites, elle, ne démarrera qu’au printemps prochain.
Les partenaires sociaux n’ont pour l’instant inscrit qu’un seul rendez-vous à leur agenda, sur l’égalité et la qualité de vie au travail, qui débutera le 21 septembre. (...)