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Marie-Claude Saliceti
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Capital
Jean-Paul Delevoye a “oublié” de déclarer un deuxième poste, à la Fondation SNCF
Article mis en ligne le 14 décembre 2019

Le haut-commissaire aux retraites siège depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF, qui pilote les opérations de mécénat du groupe ferroviaire, particulièrement concerné par la réforme en cours.

Au coeur du mouvement social, c’est un nouveau manquement qui fait tâche pour le haut-commissaire en charge de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Depuis le début de l’année 2016, il siège au sein du conseil d’administration de la Fondation SNCF, chargée d’orchestrer les actions de mécénat du géant français des transports. Une fonction, qui, au même titre que son rôle d’administrateur de l’institut de formation des assureurs IFPASS, ne figure pas sur la déclaration d’intérêts et d’activités qu’il a déposée à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le 15 novembre dernier.

Et pourtant, la case n°6 de la déclaration des responsables publics prévoit explicitement la mention “des participations aux organes dirigeants d’un organisme public ou privé ou d’une société à la date de l’élection ou de la nomination et au cours des cinq années précédant la date de la déclaration”. Pour Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, “cette nouvelle omission conforte l’initiative d’Anticor, qui a demandé à la HATVP de saisir le parquet, car ces invraisemblables manquements aux obligations de déclaration doivent être sanctionnés !” À l’heure où nous écrivons ces lignes, le procureur de Paris a déjà demandé des précisions à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique sur le défaut de déclaration d’activité de Jean-Paul Delevoye, accusé de conflit d’intérêts avec le milieu des assurances, suite aux révélations du Parisien. (...)

Contraint de renoncer successivement à ses fonctions d’administrateur de l’IFPASS et de président d’honneur du think tank Parallaxe (groupe IGS) suite aux révélations du Parisien et de Capital, Jean-Paul Delevoye n’a pas jugé bon de quitter cette troisième fonction parallèle à son activité de ministre. Omission volontaire ou non ? Toujours est-il que ce choix risque de relancer la polémique sur l’impartialité du haut-commissaire et d’alimenter de nouveaux soupçons de conflits d’intérêts… d’autant que les salariés de la SNCF sont concernés au premier chef par la réforme des retraites.

voir aussi : Anticor :
Article 23 de la Constitution : « Tout emploi public ou toute activité professionnelle » sont interdits aux membres du gouvernement. M. Delevoye aurait donc dû quitter ses emplois privés ou associatifs dès sa nomination comme Haut commissaire.

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Une nouvelle omission dans la déclaration d’intérêts de Jean-Paul Delevoye