L’universitaire australienne emprisonnée en Iran pour espionnage présumé devra purger sa peine, a déclaré, samedi, le ministère iranien des Affaires étrangères, assurant qu’il ne céderait pas à la « propagande ».
Le gouvernement iranien ne semble pas sensible à la grève de la faim entamée, mardi, par l’universitaire australienne. Kylie Moore-Gilbert devra purger sa peine dans la prison d’Evin, à Téhéran, où elle vient de perdre son appel concernant sa peine de 10 ans de réclusion.
L’Australie a exprimé sa « profonde inquiétude », sa ministre des Affaires étrangères Marise Payne demandant que Mme Moore-Gilbert soit traitée « équitablement, humainement et en accord avec les normes internationales ».
Samedi à Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Mousavi, a déclaré, en réponse à « certains articles » de la presse australienne, que « l’Iran ne cédera pas à des jeux politiques et à la propagande ». (...)
L’arrestation de Mme Adelkhah pour « espionnage » avait été rendue publique en juillet. Elle est une spécialiste de l’islam chiite et directrice de recherches au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris.
M. Mousavi a affirmé que Mme Moore-Gilbert était détenue pour avoir « violé la sécurité nationale de l’Iran », et que sa peine avait été prononcée conformément à « toutes les lois pertinentes ».
Il a ajouté que l’Iran n’oublierait pas le traitement « illégal » infligé par l’Australie à Negar Ghodskani, une Iranienne arrêtée en 2017 pour avoir violé des sanctions américaines contre l’Iran.
Mme Ghodskani a accouché dans une prison australienne avant d’être extradée vers les États-Unis. Elle y a été condamnée pour avoir violé des sanctions contre l’Iran, mais a été relâchée en septembre et a regagné son pays.