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OUEST FRANCE
Internet et Facebook accélérateurs de révolution
Article mis en ligne le 31 janvier 2011
dernière modification le 30 janvier 2011

Les réseaux sociaux, développés sur la toile par les plus jeunes, n’ont pas provoqué la révolution tunisienne mais ils en ont été l’un des acteurs. Fabrice Epelboin, l’un des fondateurs du Réseau des pirates, en est convaincu.

(...) Quand ce jeune diplômé s’est immolé à Sidi Bouzid, la mobilisation s’est faite sans Internet. En même temps, il a laissé son mot d’adieu sur Facebook. La Tunisie est un pays jeune, très éduqué, avec une grande tradition intellectuelle et juridique. C’est le pays d’Afrique le plus connecté. Internet a servi de creuset idéologique et de terrain de jeu pour la résistance. Ces internautes étaient habitués, depuis longtemps, à narguer les autorités et à faire de l’activisme contre les politiques. (...)

Le web a eu un rôle déterminant pour que le mouvement arrive à Tunis. Mais il y avait peu de discussions politiques sur les blogs, à cause de la surveillance. Juste des essais timides réservés à des petits groupes de confiance sur Facebook. Le corpus idéologique était dans ce qui, de l’étranger, n’était pas censuré. C’est comme cela que ReadWriteWeb s’est retrouvé avec beaucoup de lecteurs tunisiens à propos du logiciel libre, de l’e-démocratie, de Wikileaks... Des choses en apparence anodines aux yeux de la censure. Mais beaucoup d’articles étaient rédigés avec un double niveau de lecture. (...)

La cyber-révolution n’a pas été locale mais internationale. Il y a des attaques pour effacer des sites gouvernementaux, pour faire brutalement chuter la Bourse tunisienne. Ça a donné une audience internationale et déstabilisé le gouvernement en l’attaquant au portefeuille. (...)

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