Le gouvernement Fillon devrait peut-être s’inspirer du savoir-faire tunisien en matière d’élections. Le scrutin qui s’est déroulé dans l’Éducation nationale, lors des élections professionnelles de la Fonction publique ce 20 octobre, s’est terminé en véritable fiasco. La participation des enseignants et des professeurs d’université est en chute libre : 38% en moyenne, contre plus de 60 % lors des élections précédentes. Cela révèle-t-il une défiance totale envers les organisations syndicales incapables, pour l’instant, d’enrayer la saignée des postes ? Difficile de les rendre responsables, alors que l’Éducation nationale inaugurait pour la première fois le vote électronique, et ses nombreux bugs (les ordinateurs n’ont pas réussi à identifier le code informatique d’une partie des électeurs). Car ailleurs, la participation varie, augmentant au ministère des Affaires sociales, ou baissant à celui des Affaires étrangères. Mais jamais dans des proportions aussi grandes que pour l’Éducation nationale
La FSU, qui reste la première force syndicale au sein des fonctionnaires d’État (grâce à ses 40% chez les 950.000 enseignants et personnels du premier et second degré) demande la mise en place d’une commission d’enquête administrative et parlementaire « afin de faire toute la lumière sur la nature des dysfonctionnements lors de ces élections ». (...)
En plus des déboires du vote électronique, ces élections professionnelles réservent quelques surprises (...)
Paradoxe intéressant : le syndicat considéré comme le plus à gauche arrive en tête au sein des Directions générales des finances publiques avec 33% des voix.
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