Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Ouest-France
En Ouganda, des « dizaines de milliers de personnes » désormais affectées par un projet de Total
Article mis en ligne le 21 octobre 2020
dernière modification le 20 octobre 2020

Les associations Les Amis de la Terre France et Survie dénoncent un méga-projet pétrolier du groupe Total en Ouganda, qui affecterait des « dizaines de milliers de personnes ».

Plusieurs « dizaines de milliers de personnes » sont désormais affectées en Ouganda par un méga-projet pétrolier du groupe français Total et ont « commencé à perdre leurs moyens de subsistance avant même de percevoir » une compensation, dénoncent mardi les associations les Amis de la Terre France et Survie.

En octobre 2019, six ONG ougandaises et françaises – dont les Amis de la Terre France et Survie – ont intenté en France une action en justice, accusant Total de ne pas respecter « ses obligations légales de prévenir les violations aux droits humains et les dommages environnementaux dans le cadre de son méga-projet pétrolier en Ouganda et Tanzanie ».

Cette action en justice est la première basée sur la loi française relative au « devoir de vigilance » des multinationales.
Un projet de 400 puits de pétrole

Avec le projet « Tilenga », Total envisage notamment de forer plus de 400 puits reliés par un réseau de pipelines (et produire 200 000 barils par jour), dont 132 dans le parc national des Murchison Falls en Ouganda. (...)

Inquiétude sur les conséquences écologiques

« En 2019, nous avions alerté sur la nécessité de mesures urgentes pour que ces violations ne se répètent pas à grande échelle. Ce qu’on redoutait est malheureusement devenu réalité, touchant environ 100 000 personnes en Ouganda et en Tanzanie », estime Juliette Renaud, responsable de campagne aux Amis de la Terre France.

Ces associations s’inquiètent aussi des conséquences écologiques de ces projets pétroliers car plus de 50 % des espèces d’oiseaux et 39 % des espèces de mammifères vivant sur le continent africain sont représentées dans le bassin du lac Albert.

« La dernière année a aussi été marquée par la multiplication des menaces, intimidations et persécutions des leaders communautaires, des organisations de la société civile et des journalistes qui se mobilisent et dénoncent publiquement les impacts négatifs du développement pétrolier en Ouganda », dénoncent en outre ces associations.