Une soixantaine d’actions contre la « ré-intoxication du monde » ont eu lieu partout en France, mercredi 17 juin. En Loire-Atlantique, d’où est parti l’appel, de nombreux collectifs se sont rassemblés devant l’usine d’engrais Yara et contre un projet industriel sur l’estuaire de la Loire.
Si le confinement a mis en sourdine les luttes écologiques pendant plus de deux mois, elles sont toujours vivantes, et veulent désormais le faire entendre. Le « monde d’après » ne doit surtout pas ressembler à celui d’avant. En Loire-Atlantique, où « l’appel du 17 juin contre la ré-intoxication du monde », a été lancé par des habitants de la zone à défendre (Zad) de Notre-Dame-des-Landes avec de nombreux collectifs, cette journée a été ponctuée de plusieurs actions festives et agitatrices.
Dès le matin, à Nantes, une trentaine des membres du Groupe d’intervention des grenouilles non violentes (GIGNV) ont déployé des banderoles, fumigènes et avions en carton devant l’entrée de l’aéroport. Car pendant que le gouvernement tente de faire croire que la compagnie Air France va devenir « plus respectueuse de la planète », le ballet aérien continue. Ce jeudi matin 18 juin, un vol devait ainsi relier Nantes à Paris en une heure, alors que de nombreux trains permettent de rejoindre la capitale en deux heures. Mercredi, l’action n’a pas empêché les passagers, bien qu’un peu agacés, d’accéder librement à l’aérogare. Pour les militants de GIGNV, il s’agissait d’être vus et de sensibiliser sur le sujet.
L’après-midi, direction Montoir-de-Bretagne, à une cinquantaine de kilomètres de Nantes. (...)