Une grave crise d’ampleur internationale se profile.
Depuis octobre 2015, Oxfam met en garde contre le phénomène météorologique El Niño qui, exacerbé par le changement climatique, propage ses effets dans le monde, générant sécheresses et inondations et exposant 60 millions de personnes à la faim, à des pénuries d’eau et à la maladie, dans la Corne de l’Afrique, en Afrique australe, en Amérique centrale, en Asie, dans les Caraïbes et dans le Pacifique. Oxfam intervient actuellement dans 22 pays.
(...) La communauté internationale n’accorde pas assez d’attention à cette crise. Des fonds sont nécessaires dans les plus brefs délais pour éviter une grave crise alimentaire et aider les communautés les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique dans le long terme, alors que sécheresses et inondations deviennent la norme. C’est particulièrement important maintenant que la probabilité d’un épisode La Niña a augmenté de 75 %. Il risquerait d’entraîner des inondations dans les régions touchées par la sécheresse, ce qui assénerait un nouveau coup à des personnes déjà très vulnérables.
Au sommet de Paris sur le climat, en décembre dernier, nous avons demandé aux États d’accroître leur engagement financier pour soutenir les pays vulnérables dans des situations comme celle-ci. Ils ont certes promis de le faire, mais ils n’ont pas fixé d’objectifs assez ambitieux. (...)