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Slate.fr
Éducation : le « plan mercredi » impose un emploi du temps casse-tête
Article mis en ligne le 29 juin 2018
dernière modification le 28 juin 2018

Une étude publiée par l’Institut des politiques publiques en avril 2017 évoquait, en parlant de la réforme des rythmes scolaires de 2013, « une petite révolution dans l’organisation des temps sociaux ».

Cette réforme a été parmi les premières à être détricotée par Jean-Michel Blanquer. Peu de temps après son arrivée au ministère de l’Éducation, il a libéré les communes de l’obligation d’organiser le temps scolaire en quatre jours et demi. Beaucoup se sont empressées de revenir à la situation antérieure, la semaine de quatre jours (dont on rappelle qu’elle ne date que de 2008) pour faire des économies et se libérer d’un gros dossier. Preuve en est que le temps des enfants et celui des femmes n’est clairement pas une priorité alors que, comme l’expliquait l’étude de l’IPP, les conséquences sur le travail des femmes étaient déjà assez convaincantes

Jean-Michel Blanquer assure que les communes qui veulent muscler leurs activités périscolaires pourront bénéficier d’aides « afin d’offrir au plus grand nombre d’enfants un accueil de loisirs éducatifs de grande qualité le mercredi. L’État accompagne les collectivités pour bâtir des projets éducatifs territoriaux ambitieux et pour faire du mercredi un temps de réussite et d’épanouissement pour l’enfant en cohérence avec les enseignements scolaires ».

C’est à peu près le même discours que celui qui nous avait été servi lors de l’annonce du passage aux nouveaux rythmes scolaires en 2012(...)

malheureusement, le plan mercredi prévoit encore un allègement du taux d’encadrement : seulement un animateur pour quatorze enfants de moins de 6 ans et un pour dix-huit enfants de plus de 6 ans, contre un pour huit et un pour douze jusqu’ici. Pour Stéphane Ruffin, du syndicat UNSA Animation, le compte n’y est pas :

« On ne poursuit plus le même but quand le taux d’encadrement est baissé à ce point. On sera davantage dans l’accompagnement que dans l’animation. Certaines activités seront impossibles à mener avec ces taux. Imaginez un atelier scientifique, la fusée à eau par exemple, on ne peut pas suivre les avancées de chacun. Les animateurs ne sont pas à l’aise avec ces taux. On ne peut pas se satisfaire de ça. »

L’encadrement créant la confiance, on peut craindre que des parents hésitent à laisser désormais leurs enfants en centres de loisirs. Personne n’a envie de les confier à des animateurs ou animatrices débordées...(...)