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Deux journalistes français pris au piège par la censure indonésienne
Article mis en ligne le 29 août 2014

Les journalistes français Thomas Dandois et Valentine Bourrat ont passé les trois dernières semaines détenus dans une cellule, dans la partie indonésienne de la Papouasie. La police les a arrêtés le 6 août, les accusant de « travail illégal » sans accréditation officielle.

La situation pourrait bien s’empirer rapidement. Le 14 août, Sulistyo Pudjo, porte-parole de la police de Papouasie, a laissé entendre que les deux journalistes pourraient être poursuivis pour « subversion » parce qu’ils auraient filmé des séparatistes du Mouvement de libération de la Papouasie.
Suivis de près par des gardes du corps

Le gouvernement indonésien empêche de facto les médias étrangers de travailler librement en Papouasie, en limitant l’accès à l’île aux seuls reporters étrangers recevant une autorisation officielle.

Les autorités n’accordent que rarement l’accès à la Papouasie aux médias étrangers, ou se contentent de différer l’examen des demandes, entravant ainsi les efforts des journalistes et organisations de la société civile qui tentent de couvrir les événements venant de se produire. Les reporters qui parviennent à obtenir une autorisation officielle sont inévitablement suivis de près par des gardes du corps mandatés par les autorités, qui contrôlent strictement leurs déplacements et leur accès à des témoins.

Le gouvernement a beaucoup de choses à cacher à des journalistes comme Thomas Dandois et Valentine Bourrat, alors que les violations des droits humains restent monnaie courante en Papouasie. (...)