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Dans le sud tunisien, la galère des migrants soudanais contraints à vivre dans la rue
#migrants #soudan #Tunisie
Article mis en ligne le 18 août 2023
dernière modification le 17 août 2023

Le nombre d’arrivées de migrants soudanais fuyant la Libye ou leur pays d’origine a augmenté ces derniers mois en Tunisie. Sur les 860 personnes enregistrées par l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en juillet, 67% sont soudanaises. La plupart vivent dans des conditions précaires. À Médenine et Zarzis, dans le sud, beaucoup sont à la rue, dans l’attente d’une prise en charge.

Devant un centre du Haut commissariat des Nations unies à Zarzis, au sud de la Tunisie, une centaine de Soudanais attendent qu’on les appelle par leur numéro et leur nom pour se faire enregistrer auprès de l’organisme.

Abdulneijar vient chaque jour depuis qu’il est arrivé de Libye, il y a une semaine. Il a fait un périple de quatre jours de marche dans le désert : "Je me suis fait enregistrer déjà, mais là, j’attends les papiers officiels pour que l’on me donne un rendez-vous." (...)

Après une heure d’attente, il reçoit un papier avec un rendez-vous pour un entretien prévu en octobre prochain. Il doit attendre deux mois, sans savoir où aller ni avoir de quoi manger. "C’est très dur, honnêtement. Depuis que je suis arrivé, je ne vois pas vraiment d’aide ou de soutien des organisations humanitaires. Heureusement que jusqu’à maintenant, certains habitants me donnent du pain ou de l’eau, mais je ne m’attendais pas à ça", confesse-t-il.

La Tunisie, seule alternative

Sur la route de Médenine, à quelques kilomètres, beaucoup de Soudanais vivent dans des centres tenus par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui n’autorise pas l’accès aux journalistes, ou bien à même la rue, comme Ousmane Ali, arrivé en Tunisie en 2018. En 2019, sa carte d’enregistrement du HCR a expiré, et il n’a pas pu la renouveler.

Mais il souhaite rester en Tunisie : "J’ai connu beaucoup de difficultés, mais je ne me sens pas maltraité ou humilié ici. Le problème, c’est qu’il y a de moins en moins de travail pour nous. Mais j’ai des amis tunisiens qui m’ont aidé." (...)