Vendredi dernier, Greenpeace a appris que TotalEnergies les attaque en justice pour diffusion d’informations fausses ou trompeuses. La raison ? La publication, en novembre 2022, d’un rapport* qui estime les émissions de carbone de la multinationale à 1,6 milliard de tonnes d’équivalent CO2 pour l’année 2019 quand elle se targuait de n’en émettre "que" 455 millions. Sa demande ? La suppression de toute mention de ce rapport.
Cette procédure judiciaire est une nouvelle tentative :
de bâillonner Greenpeace,
d’intimider tout le mouvement climat,
d’empêcher notre travail de lanceurs et lanceuses d’alerte.
Elle représente un coût important pour l’association, par sa durée et ses frais juridiques.
TotalEnergies est confrontée à de plus en plus de critiques sur sa stratégie climat, y compris de la part de certain·es de ses actionnaires. Critiques qu’elle cherche à faire taire, à l’approche de son assemblée générale du 26 mai.
Aujourd’hui, elle lance cette procédure-bâillon, et elle le fait dans les règles de l’art : une multinationale aux profits faramineux (20,5 milliards de dollars en 2022) qui tente de réduire au silence une organisation environnementale d’intérêt général.
Si le but est de nous décourager, c’est raté. Je n’ai qu’une chose à dire à TotalEnergies : rendez-vous au tribunal. Et bien sûr, à vous, à très vite pour vous tenir au courant de la suite.
Merci pour votre engagement à nos côtés.
Jean-François Julliard
Directeur général de Greenpeace France
Nous vous proposons de faire savoir à l’adresse des actionnaires notre soutien à Greenpeace et aux actionnaires porteur d’une résolution climatique (...)