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le Monde
Cri d’alerte de la SPA sur les abandons d’animaux pendant les vacances
Article mis en ligne le 9 juillet 2021

Par rapport à l’année 2019, 14 % d’animaux en plus ont été accueillis dans les refuges de la SPA. Les associations dénoncent les conséquences de la pandémie et les dérives du « business de l’animal ». (...)

Les vacances ont à peine commencé que la Société protectrice des animaux (SPA) lance déjà un cri d’alarme. L’association a alerté, jeudi 8 juillet, sur l’accélération de l’abandon et sur la saturation de ses refuges, qui ont déjà atteint leur capacité maximale d’accueil, surtout les chatteries.(... )

« Animal objet »

Une situation alarmante, car « cette tendance 2021 bat tous les tristes records des années précédentes », déplorent les défenseurs des animaux, qui dénoncent « les achats faciles et [qui déresponsabilisent] sur Internet, comme sur Leboncoin, et dans les animaleries qui ont eu lieu en 2020 ».
(...)

« C’est finalement à retardement que les animaux de compagnie deviennent les victimes collatérales de la crise sanitaire » (...)

Pour stopper le problème de « l’animal objet », il attend du gouvernement la confirmation de l’interdiction de vente des animaux de compagnie en animalerie et sur Internet. « Cette triste réalité que nous vivons permettra au Sénat d’entériner les articles de loi sur les modes d’acquisition des animaux de compagnie, votés en janvier à l’Assemblée nationale », espère le président de la SPA. Cette proposition de loi doit aider à éviter les achats impulsifs d’animaux de compagnie, qui conduisent à trop d’abandons ensuite – 100 000 chaque année en France. (...)

De son côté, le collectif ESPOAr, lancé à la fin juin pour lutter contre l’abandon des animaux de compagnie, redoute jeudi une arrivée dans les refuges de milliers d’animaux supplémentaires si l’article 3 bis du projet de loi de lutte contre la maltraitance animale était voté en l’état par le Sénat, à la rentrée prochaine. Cet article retire le droit aux associations sans refuge – majoritaires en France, avec 3 200 structures sur tout le territoire, contre 775 refuges – d’avoir recours à des familles d’accueil.