Depuis le début de l’épidémie, les rejets carbonés et la pollution ont chuté. Mais l’accalmie pourrait n’être que temporaire si les gouvernements relancent massivement leur économie.
Populations confinées, usines à l’arrêt, aéroports paralysés : le Covid-19, en provoquant une grave crise économique, entraîne un répit pour la planète. Depuis le début de la pandémie, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution ont chuté. Une accalmie qui pourrait toutefois n’être que temporaire.
La Chine, premier pollueur mondial, a vu ses émissions s’effondrer d’au moins un quart entre le 3 février et le 1er mars comparé à 2019, selon une estimation du Centre de recherche sur l’énergie et la qualité de l’air publiée sur le site spécialisé Carbon Brief. La pandémie aurait ainsi entraîné une réduction de 200 millions de tonnes des rejets de CO2 du pays sur la période. (...)
NO2 et particules fines en baisse en Chine et en Italie
Les émissions de dioxyde d’azote (NO2), un gaz très toxique marqueur de la pollution d’origine automobile et industrielle, ont également chuté en Chine depuis le début de la pandémie. (...)
Un même décrochage a été observé dans le nord de l’Italie. (...)