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Contre les avions et le béton, la bataille repart au nord de Paris
Article mis en ligne le 29 mai 2020

Dans la plaine de France, au nord de Paris, les élus ont voté l’agrandissement de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et le bétonnage d’une partie des terres du triangle de Gonesse. Des associations écolos ont déposé un recours en contentieux contre cette décision, représentative d’un monde qui ne change pas sa façon de penser.

Toujours plus d’avions dans le ciel et de sols étouffés sous le béton : le « monde d’après » la pandémie de Covid-19 ressemblerait-il comme deux gouttes d’eau au « vieux monde » ? Au nord de Paris, où les terres fertiles du triangle de Gonesse sont menacées d’urbanisation, où l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle pourrait accueillir 40 millions de passagers supplémentaires par an, c’est ce que laissent présager les documents d’urbanisme votés par les élus avant la pandémie et le confinement. Des militants écologistes ne l’entendent pas de cette oreille et se battent pour éviter la relance de « la machine infernale ». Ils veulent enterrer définitivement des projets qu’ils jugent « anachroniques » et « climaticides ».

Quinze associations [1], dont le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), Notre affaire à tous (NAT) et France nature environnement (FNE), exigent conjointement l’abandon du projet de terminal T4 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et la protection des terres agricoles du triangle de Gonesse, au nord de la capitale. Elles ont déposé, mercredi 13 mai, un recours en contentieux contre le schéma de cohérence territoriale de Roissy-Pays-de-France, adopté par le conseil communautaire le 19 décembre dernier. Ce document d’urbanisme permet, en effet, la construction d’un nouveau terminal au sein de l’aéroport Charles-de-Gaulle et l’urbanisation d’une partie du triangle de Gonesse.

« Il revient aux collectivités de lutter contre les nuisances sonores, l’artificialisation des terres et le changement climatique » (...)

« Le cheval de Troie pour une urbanisation irréversible » (...)

Dans un billet publié sur son blog Mediapart en janvier 2019, l’urbaniste Jacqueline Lorthiois avait déconstruit cette idée que Roissy représenterait une manne d’emplois pour son territoire, la plate-forme aéroportuaire n’employant « que 5,4 % des actifs de son bassin ». (...)