Les engagements des Etats, à supposer qu’ils soient tenus, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement de 3,2 °C d’ici à la fin du siècle.
C’est un coup de semonce, à la veille de la conférence mondiale sur le climat (COP24) qui se tiendra du 2 au 14 décembre à Katowice, en Pologne. Jamais l’écart n’a été aussi important, entre d’un côté les engagements pris par les Etats pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et de l’autre la baisse qui serait nécessaire pour respecter l’accord de Paris de 2015 – à savoir contenir la hausse de la température « nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels », si possible sans excéder 1,5 °C. (...)
Le constat est sans appel : pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement, les pays doivent tripler le niveau de leur effort. Et le multiplier par cinq pour ne pas aller au-delà de 1,5 °C.
L’analyse du PNUE s’appuie sur les « contributions déterminées au niveau national », c’est-à-dire sur les engagements annoncés par les 196 pays signataires de l’accord de Paris pour faire décroître leurs émissions à l’horizon 2030. Or, ces contributions, à supposer qu’elles soient intégralement tenues, mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement d’environ 3,2 °C d’ici à la fin du siècle.
Hausse des émissions de CO2
Ce chiffre était déjà connu, mais la situation est chaque année plus alarmante, (...)