Dans le milieu des années 1990, la forêt pluviale du Grand Ours en Colombie-Britannique — territoire ancestral de plusieurs Premières nations et habitat naturel d’espèces emblêmatiques telles que l’ours Esprit — était menacée. En effet, moins de 5% de cette forêt était protégé.
Mais aujourd’hui, après 20 ans de campagne, passant du conflit à la collaboration, nous avons finalement réalisé ce qui semblait impossible
L’annonce conjointe faite aujourd’hui par les gouvernements de la Colombie-Britannique et des Premières nations de la région ont confirmé que :
85 % du paysage forestier de la forêt du Grand Ours, totalisant une étendue de 3,1 millions d’hectares, sera interdit à l’exploitation forestière industrielle. Il s’agit d’une superficie équivalant à la taille de l’île de Vancouver !
le 15% de forêts restant fera l’objet de normes d’exploitation parmi les plus strictes en Amérique du Nord et sera limité à des aires déterminées et fixes.
L’entente signée aujourd’hui est un modèle novateur pour d’autres régions forestières du monde (...)
le partage du pouvoir décisionnel entre le gouvernement provincial et les Premières nations concernant l’utilisation des terres situées dans leurs territoires traditionnels sera aussi renforcé, notamment sous la forme d’exigences légales pour maintenir les zones d’importance culturelle, écologique et économique pour les Premières nations de la région.