1. Poussée de l’extrême droite, désunion des gauches, dérobade de Macron... le résumé de la campagne
Après cinq années désastreuses pour l’écologie, la justice sociale et les libertés publiques, avec des citoyennes et citoyens lassés par des mois de Covid-19, la campagne présidentielle a débuté au printemps 2021, sans grande pompe.
Dans la foulée des élections municipales et régionales, où les partis de gauche et écologistes étaient péniblement parvenus à des accords, la question de l’union des forces progressistes s’est posée. Une idée rapidement écartée par La France insoumise unie autour de Jean-Luc Mélenchon, puis par les Verts, engagés dans un scrutin interne. Même la Primaire populaire, lancée par des militants enthousiastes pour « dépasser les partis », a fait long feu. Après d’âpres négociations, un vote ayant séduit plus de 300 000 personnes et abouti à l’éphémère candidature de Christiane Taubira, une majorité de l’organisation a finalement rejoint l’Union populaire de M. Mélenchon.
De l’autre côté du spectre politique, l’extrême droite n’a pas davantage réussi son union. Malgré tout, et en dépit d’un déni écologique manifeste, les mouvements réactionnaires de Marine Le Pen et Éric Zemmour ont poursuivi leur percée, déversant dans les médias mainstream leur ritournelle xénophobe. Insécurité et immigration ont ainsi dominé les échanges, tandis que l’écologie peinait à s’imposer comme un sujet de premier plan. En mars, elle représentait moins de 3 % du temps médiatique des prétendants à l’Élysée. Sorti cinq jours avant le premier tour, le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), enjoignant aux dirigeants une action rapide et ambitieuse pour le climat, a eu très peu d’écho.
(...) 1. Poussée de l’extrême droite, désunion des gauches, dérobade de Macron... le résumé de la campagne
Après cinq années désastreuses pour l’écologie, la justice sociale et les libertés publiques, avec des citoyennes et citoyens lassés par des mois de Covid-19, la campagne présidentielle a débuté au printemps 2021, sans grande pompe.
Dans la foulée des élections municipales et régionales, où les partis de gauche et écologistes étaient péniblement parvenus à des accords, la question de l’union des forces progressistes s’est posée. Une idée rapidement écartée par La France insoumise unie autour de Jean-Luc Mélenchon, puis par les Verts, engagés dans un scrutin interne. Même la Primaire populaire, lancée par des militants enthousiastes pour « dépasser les partis », a fait long feu. Après d’âpres négociations, un vote ayant séduit plus de 300 000 personnes et abouti à l’éphémère candidature de Christiane Taubira, une majorité de l’organisation a finalement rejoint l’Union populaire de M. Mélenchon.
De l’autre côté du spectre politique, l’extrême droite n’a pas davantage réussi son union. Malgré tout, et en dépit d’un déni écologique manifeste, les mouvements réactionnaires de Marine Le Pen et Éric Zemmour ont poursuivi leur percée, déversant dans les médias mainstream leur ritournelle xénophobe. Insécurité et immigration ont ainsi dominé les échanges, tandis que l’écologie peinait à s’imposer comme un sujet de premier plan. En mars, elle représentait moins de 3 % du temps médiatique des prétendants à l’Élysée. Sorti cinq jours avant le premier tour, le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), enjoignant aux dirigeants une action rapide et ambitieuse pour le climat, a eu très peu d’écho. (...)
Amoindri, le débat écologique s’est résumé à deux thématiques : la chasse, mais surtout le nucléaire.
Mais malgré l’importance de la question atomique, il n’a pas été possible, au cours de la campagne, de la voir débattue par l’ensemble des candidats. Et pour cause, le président sortant a esquivé jusqu’au bout les interviews et les échanges. La communication macroniste, maîtrisée jusqu’à la quasi-censure, n’a pas permis aux journalistes de questionner le bilan — notamment environnemental — du chef de l’État. (...)
Et nous voilà, à la veille d’un scrutin essentiel pour la vie de la nation, au bout d’une campagne peu enthousiasmante — l’abstention pourrait d’ailleurs battre de nouveaux records ce dimanche. L’élan autour de Jean-Luc Mélenchon, candidat ayant placé l’écologie au cœur de son projet, suffira-t-il à briser l’apathie et à déjouer les pronostics ? Réponse dimanche soir, lors de l’alter-soirée électorale organisée par Reporterre.
2. Que disent les candidats de l’écologie ?
Énergie, biodiversité, agriculture, transports, migrations, droits des femmes... La rédaction a passé en revue les différentes propositions des candidates et candidats, identifié trois mesures phares par thématique, et analysé leur programme. Avec un focus sur les politiques énergétiques.
Nous avons également fouillé plus précisément le projet de Yannick Jadot, les 600 propositions de Jean-Luc Mélenchon et la vision d’une « écologie de droite » portée par Valérie Pécresse. (...)
Plus récemment, nous nous sommes penchés sur son bilan, médiocre, pour la préservation du vivant, puis sur ses mesures, largement insuffisantes, pour la transition agricole.
3. Notre campagne, en trois séries
Abolir la police, rationner l’énergie, passer à la semaine de quatre jours... Avec notre série « L’autre programme », nous avons exploré, par des reportages et des enquêtes, six mesures de rupture écologique et sociale. (...)