La laïcité, ce n’est pas une valeur mais un principe d’organisation de la cité.
Institutionnellement, il s’est agi pour les politiques de mettre fin au lien organique qui existait, depuis le Concordat en France entre les églises et l’Etat.
Pour mener à bien cette séparation, les républicains du parlement ont rejeté à la fois ceux qui comme Emile Combes voulait maintenir le financement public des églises afin de les contrôler et ceux qui, nostalgiques d’un passé, désiraient que l’Eglise catholique notamment puisse donner le la aux politiques sur les questions dites de société.
La loi de séparation du 9 décembre 1905 a été l’œuvre commune des républicains qu’ils soient athées, agnostiques, juifs, protestants ou catholiques.
Aujourd’hui, cette loi que beaucoup voudraient détricoter est encore debout, c’est elle qui empêche le financement public des lieux de cultes et institutionnalise l’indépendance réciproque des églises et de l’Etat.
Des militants des « droits de l’homme », au nom de l’égalité, n’acceptent pas que l’église catholique puisse utiliser les églises mises à leur disposition par les collectivités publiques.
Certains crient à l’inégalité : pourquoi eux et pas les musulmans !
Ces commentateurs, militants politiques oublient que la loi de 1905 est une loi de séparation et que dans toute séparation ou divorce, il y a un inventaire des biens puis une séparation.
Depuis l’adoption de cette loi, l’Etat et aucune collectivité territoriale ne peut financer un lieu de culte, qu’il soit catholique, protestant, juif ou musulman.....
Des deux côtés de l’échiquier politique, il y a des « laïques » ou prétendus tels qui n’ont de mots durs qu’envers une religion. (...)
La laïcité, c’est un principe et non une lecture partisane en fonction de son humeur ou de son positionnement.
« Le cléricalisme, voilà l’ennemi » proclamait Gambetta !
L’intégrisme et le fanatisme sont à combattre, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans et les laïques de toutes origines, croyants et non croyants doivent défendre les principes républicains qui permettent le vivre ensemble.