
Le 17 août, la Cour constitutionnelle de Colombie a invalidé l’accord de défense signé le 30 octobre 2009 entre la Colombie et les Etats-Unis. Celui-ci autorisait l’armée américaine à opérer à partir de sept bases militaires colombiennes dans le cadre de la lutte contre la « narcoguérilla ».
Selon la Cour, l’approbation d’un texte qui touche à la « souveraineté nationale » relève d’une décision du Congrès de la République. Or, concocté en secret, l’accord avait été signé par le ministre des affaires étrangères colombien, M. Jaime Bermúdez, et l’ambassadeur américain, M. William Brownfield...
...tout suggère que le Congrès – où le nouveau président colombien, M. Juan Manuel Santos, dispose d’une majorité – ne verra pas d’objection à valider l’accord (lire « Continuité à la tête de l’Etat »). La voie (légale) s’ouvrirait alors à ce que Maurice Lemoine décrit comme des « missions de renseignement militaire sur l’ensemble de l’Amérique du Sud » et le « déploiement de troupes américaines » lors « d’éventuelles opérations ouvertes et/ou clandestines, en Colombie et dans la région ».