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Marie-Claude Saliceti
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Antisionisme. Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz remercie la France.
« L’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des « amis d’Israël » Eyal Sivan, réalisateur Israélien.
Article mis en ligne le 4 décembre 2019

France : l’antisionisme intégré à la définition de l’antisémitisme. La résolution a été adoptée avec 154 voix contre 72, 43 députés se sont abstenus. La proposition de résolution LREM visant à lutter contre les « nouvelles formes » d’antisémitisme, appelant à combattre « toutes les haines sans distinction » a été adoptée. La résolution suggère de reprendre la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà validée par le Parlement européen et plusieurs pays, et appuyée par Emmanuel Macron, en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Le président avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme. « L’antisémitisme est une certaine perception des juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. (...)

« Israël salue la décision de l’Assemblée nationale et appelle d’autres pays à suivre l’exemple de la France », a réagi mardi soir le ministre des Affaires étrangères Israel Katz. (...)

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Vingt-six députés LaREM se sont prononcés contre ce texte - du jamais-vu dans le groupe majoritaire depuis l’accord de libre échange Ceta. Ses détracteurs craignent que la définition de l’antisémitisme retenue empêche toute critique de la politique d’Israël ou "hiérarchise les haines".

Comment définir l’antisémitisme ? L’Assemblée nationale a adopté ce mardi une proposition de résolution du député LaREM Sylvain Maillard soutenue par le gouvernement, mais qui a entraîné un record d’oppositions de "marcheurs", certains craignant qu’elle empêche toute critique de la politique d’Israël ou "hiérarchise les haines".

Cette résolution reprend la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà validée par le Parlement européen et 20 pays dont 16 de l’UE, et appuyée par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le président avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme. (...)

Avant, un collectif de 127 intellectuels juifs avait en revanche jugé "hautement problématique" le texte car il "assimile (...) l’antisionisme à l’antisémitisme". "De nombreuses victimes de l’Holocauste étaient antisionistes", rappelle-t-il dans une tribune au Monde. En outre, la définition de l’IHRA est "déjà utilisée pour stigmatiser et réduire au silence les critiques de l’Etat d’Israël, notamment les organisations de défense des droits humains", pointe le collectif.
26 oppositions dans le groupe LaREM

Le texte, sans valeur contraignante, a été adopté par seulement 154 voix pour (des élus LaREM et LR principalement), 72 contre (à gauche), et 43 abstentions. "On va jouer un peu les pompiers de service", avait prédit le patron des députés LR Damien Abad.

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