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La sobriété est une urgence, alerte le Haut conseil pour le climat
Article mis en ligne le 30 juin 2022

Adaptation inévitable de la France au réchauffement climatique, émissions de gaz à effet de serre toujours trop importantes, politiques insuffisantes... Le nouveau rapport du Haut Conseil pour le climat est alarmant. Et recommande vivement la sobriété.

L’instance consultative indépendante chargée d’évaluer la compatibilité de la politique du gouvernement avec l’Accord de Paris de 2015 a publié son quatrième rapport annuel mercredi 29 juin tard dans la soirée. Elle y recense quelques avancées, comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2021. Mais y aligne aussi les sujets de préoccupation. Reporterre vous en livre un résumé en cinq points.

1. La France doit désormais s’adapter aux effets du changement climatique (...)

Or, pour Benoît Leguet, directeur général de l4CE et membre du conseil, « la France n’est pas prête à faire face au risque climatique ». « Les politiques d’adaptation manquent d’objectifs stratégiques, de moyens et de suivi », juge-t-il. (...)

2. Les émissions de gaz à effet de serre baissent, mais pas assez rapidement (...)

3. Des politiques sectorielles et une planification globalement insuffisantes (...)

L’agriculture, qui représente 19 % des émissions nationales, est particulièrement en retard. (...)

Financements inadaptés pour les rénovations énergétiques globales et accompagnement erratique de l’éradication des passoires thermiques, déploiement des énergies renouvelables insuffisant... Le rapport est sévère au niveau sectoriel. Et tout aussi critique quant à la gouvernance. (...)

4. Les crises actuelles fragilisent la transition énergétique (...)

5. L’appel à la sobriété

Pour améliorer la résilience de la France à ces crises externes, le Haut Conseil pour le climat préconise la réduction la plus rapide possible des émissions de gaz à effet de serre. Et se livre à un véritable plaidoyer en faveur de la sobriété. « À l’heure actuelle, beaucoup d’infrastructures et d’usages qui utilisent de l’énergie, mais aussi des matériaux et des aliments, sont surdimensionnés. Par exemple, on chauffe des bâtiments vides, on conduit des véhicules trop lourds, déplore Corinne Le Quéré. C’est pourquoi on recommande fortement de prioriser des mesures structurelles de sobriété. » Davantage de repas végétariens dans la restauration collective, limitation du chauffage dans certains bâtiments, mais aussi contrôle de la publicité « qui encourage les usages très très carbonés » font ainsi partie des mesures préconisées par l’instance indépendante. Pourra-t-elle se féliciter de leur adoption dans son prochain rapport annuel ?