Cette tribune est d’un parti pris affligeant
Avec un côté, les Musulmans ne sont jamais contents avec tout ce que l’on a fait pour eux depuis 1989
Oui les choses ont évolué. on ne parle plus de l’Islam des caves et tant mieux mais elles n’ont pas juste changer pour le meilleur comme le prétend monsieur Leschi
Et doit-on comparer l’Islam avec les Témoins de Jehovah et les évangélistes à qui on n’aurait pas accordé de droits et qui seraient presque persécutés par le fisc
Pour terminer en disant qu’il faut comprendre "la défiance populaure".
La revoilà comme Macron
Ce sont les pauvres qui sont racistes
mais "diable" qu’ils viennent vivre en Seine saint Denis et ils verront si les pauvres sont racistes
Ils en ont pas marre d’allumer la mèche
Bayonne ne leur a pas suffi
Les bras m’en tombent
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« Nulle part le port du voile n’accompagne une vitalité démocratique »
Didier Leschi
directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration
La défiance à l’égard des femmes voilées exprime moins une montée de l’islamophobie en France que la crainte de voir régresser le droit des femmes, estime, dans une tribune au « Monde », le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. (...)
Une nouvelle fois, mais de manière décuplée, cet épisode sert aussi de carburant aux défenseurs inconditionnels du voile qui affirment comme une évidence indiscutable que les croyants musulmans seraient victimes d’une « islamophobie d’Etat ». La réalité documentée atteste pourtant du contraire. Depuis la première émotion causée par un voile porté dans une enceinte scolaire, en 1989, c’est-à-dire il y a maintenant trente ans, les pouvoirs publics, locaux comme nationaux, n’ont cessé d’œuvrer à l’amélioration de la situation des fidèles musulmans – il est vrai, avec des succès divers. (...)
Si on compare ces données au traitement discriminatoire réservé aux évangéliques, privés qu’ils sont de baux emphytéotiques [de longue durée] et subissant des préemptions abusives dès qu’ils veulent acheter une bâtisse, on mesure le chemin parcouru pour/par les musulmans. Même les salafistes ne connaissent pas autant d’entraves que celles infligées aux Témoins de Jéhovah, empêchés par des manifestations d’ouvrir des « salles du Royaume », soumis pendant des années à des centaines de contrôles fiscaux, ou encore à des licenciements du fait de leur conviction. (...)
La religiosité musulmane ne s’inscrit pas uniquement dans l’émergence des lieux de culte. Elle est aussi portée par des enseignes commerciales. Les boucheries, évidemment, mais pas seulement. Tous les commerces importants possèdent aujourd’hui leur rayon halal, ce qui a éteint la revendication que portaient encore dans les années 1990 les responsables musulmans, celle d’une meilleure diffusion de produits conformes à leurs prescriptions religieuses. Au passage, le souci du profit a aidé à satisfaire ce qui peut apparaître comme une volonté de séparation communautaire, un refus d’intégration au projet républicain. (...)
Démographiquement, les musulmans sont de plus en plus nombreux, si bien que la religiosité la plus présente, voire la plus visible dans les lieux les plus variés du pays, est désormais musulmane. Cet affichage suscite du coup chez les Français les plus hostiles au sentiment religieux l’idée que la France, celle qui a voulu rompre avec son droit d’aînesse dans l’Eglise, serait en train de devenir subrepticement la fille cadette de l’islam. (...)
Le contexte français s’inscrit par ailleurs dans un nouveau contexte international. Inutile de rappeler aux mêmes « indigénistes » que la diffusion du voile s’accompagne, depuis 1979, d’involutions de l’islam dans le monde musulman : avec son cortège de drames, de guerres civiles, d’expulsions des chrétiens, d’embastillements d’homosexuels ou pire, le refus de l’altérité et de la liberté de ne pas croire… De quoi décourager les espérances laïques. (...)
Ce que dit la défiance populaire vis-à-vis du voile islamique, c’est aussi la crainte que le voile ne symbolise autre chose : une régression pour les femmes dans une société où leur corps devient souvent une pancarte, comme le font les Femen. Au fond, qu’il annonce de profonds reculs dans l’histoire du droit des femmes. Ceci n’étant jamais acquis dès qu’il s’agit de la maîtrise de leur corps, comme le prouve le retour des débats autour de l’interdiction de l’avortement (...)