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À Oslo, la "guerre à la voiture" est lancée
/AFP
Article mis en ligne le 26 septembre 2018
dernière modification le 24 septembre 2018

Des transats plutôt que des 4x4... Bien décidée à prendre un tournant écolo, Oslo chasse l’automobile de son centre-ville lentement mais sûrement, ulcérant certains qui y voient une "guerre à la voiture" liberticide.

"Il faut rendre la ville aux gens, que les enfants puissent jouer en sécurité, que les personnes âgées aient des bancs où s’asseoir", plaide Hanna Marcussen, assise sur la place pavée de la mairie, elle-même fermée depuis peu à la circulation.

"Et, pour ça, il faut supprimer la voiture qui prend une place disproportionnée", affirme la conseillère municipale écologiste en charge du développement urbain.

Certes, ce n’est pas l’interdiction totale de circuler dans le centre d’ici 2019 initialement envisagée — et préventivement dénoncée par une élue comme "un mur de Berlin contre les automobilistes".

Mais Oslo a imaginé une série de mesures tout aussi dissuasives, à défaut d’être spectaculaires : suppression de 700 places de stationnement, zonage rendant impossible la traversée du centre en voiture, piétonnisation de rues, renchérissement des péages urbains...

Résultat : le trafic, y compris les très populaires voitures électriques, est réduit à sa portion congrue dans une zone de 1,9 km2 de l’hypercentre, où environ 5.500 personnes vivent et 120.000 travaillent.

"En 2020, on aura supprimé l’essentiel des voitures particulières du centre-ville. En dehors de celles pour handicapés, il n’y en aura plus", affirme Hanna Marcussen.

À la place commencent à bourgeonner les terrasses de café, du mobilier urbain, des pistes cyclables ou encore des stations à vélos.

Désignée "capitale verte de l’Europe" en 2019, Oslo compte purifier son air, gagner en convivialité avec davantage d’activités culturelles et limiter ses émissions de CO2, qu’elle entend réduire de 95% d’ici 2030. (...)

À près de six euros le ticket, le transport en commun reste cher et les usagers s’agacent des retards et dysfonctionnements, surtout quand il faut patienter dans un froid glacial.

 Commerçants inquiets -

Et si un peu plus de la moitié des habitants demeurent favorables à un centre-ville "avec le moins de voitures possible", certains commerçants font la grimace. (...)