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Marie-Claude Saliceti
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Reporterre
À Lyon, les « décrocheurs » de portraits de Macron ont été relaxés
Article mis en ligne le 17 septembre 2019

C’est une victoire retentissante pour les décrocheurs de portraits présidentiels : deux activistes écologistes d’ANV-COP21, jugés devant le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir réquisitionné un portrait d’Emmanuel Macron, ont été relaxés ce lundi 16 septembre.

Le lundi 2 septembre, Fanny Delahalle et Pierre Goinvic comparaissaient pour vol en réunion. En février dernier, avec 11 autres activistes, ils avaient décroché un portrait présidentiel dans la mairie du 2e arrondissement de Lyon. Le maire, Denis Broliquier, avait porté plainte. Pour cette action menée à visage découvert, le parquet avait requis une amende de 500 euros. Le juge a finalement ordonné, ce lundi, « la relaxe au bénéfice de l’état de nécessité et pour motif légitime » et considéré que le décrochage des portraits de Macron « doit être interprété comme le substitut nécessaire du dialogue impraticable entre le président de la République et le peuple » (...)

Malgré la peine encourue, cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende, Fanny Delahalle disait à Reporterre, début septembre, « assumer pleinement » : « Je savais ce que je risquais, y compris la prison — même si c’est peu probable —, mais j’ai plus peur du changement climatique. Et quand je vois le décalage entre l’énergie folle dépensée contre nous, tandis que les multinationales polluent en toute impunité et les États ne respectent pas leurs engagements, ça me donne la rage de continuer. »

En six mois de campagne Décrochons Macron, des citoyens français ont réquisitionné 133 portraits d’Emmanuel Macron, aux quatre coins du pays, pour dénoncer « le vide de la politique gouvernementale en matière d’écologie », dixit Fanny Delahalle.