Une foule immense s’est rassemblée dans le centre-ville malgré le vent glacial.
Le froid extrême n’a pas empêché des milliers de personnes de descendre dans les rues de Minneapolis pour protester contre la répression massive de l’immigration menée par l’administration Trump dans le Minnesota.
Malgré un refroidissement éolien de -25 °F vendredi en milieu d’après-midi (selon Sven Sundgaard, météorologue chez Bring Me The News), une foule immense s’est tout de même rassemblée pour la manifestation ICE Out au parc The Commons, dans le centre-ville de Minneapolis, avant de défiler jusqu’au Target Center, où se tenait un rassemblement.
Parmi les manifestants figurait le représentant Mike Howard (D-Richfield), qui a décrit la foule comme une « marée humaine » dans le centre-ville, opposée à l’opération Metro Surge, qui a envoyé des milliers d’agents de l’ICE et de gardes-frontières dans le Minnesota.
La marche s’inscrivait dans le cadre d’une manifestation plus large, baptisée « black-out économique », contre les actions de l’ICE, qui appelait les habitants à ne pas travailler, dépenser ou étudier vendredi.
Cela a conduit des centaines d’entreprises du Minnesota à fermer leurs portes pour la journée. La plupart d’entre elles sont des petites entreprises, mais certaines institutions plus importantes, telles que First Avenue, le Science Museum of Minnesota et le Walker Art Center, se sont également jointes au mouvement.
Mais certains des plus grands employeurs du Minnesota se sont distingués par leur silence, Target étant particulièrement critiqué pour ne pas s’être prononcé contre les arrestations effectuées par l’ICE dans ses locaux du Minnesota.
Vendredi, des membres du clergé du Minnesota ont organisé un sit-in dans le hall des bureaux de l’U.S. Bank, dans le centre-ville, quelques heures après une manifestation organisée par le clergé devant l’aéroport MSP.
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Aux États-Unis, les opposants à Donald Trump espèrent mettre la ville de Minneapolis à l’arrêt ce 23 janvier lors d’une manifestation prévue pour s’opposer aux arrestations menées par la police de l’immigration ICE (United States Immigration and Customs Enforcement) dans cette ville du nord du pays. Les habitants manifestent depuis des semaines et tentent de bloquer les actions des autorités. Ces tensions ont culminé avec la mort de Renee Good. Le vice-président J.D.Vance s’est rendu sur place, le jeudi 22 janvier, pour tenter d’apaiser la situation.
(...) Le vice-président américain a confirmé que les autorités fédérales détenaient un garçon de cinq ans après une opération de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, tout en affirmant vouloir « faire baisser la température » dans la ville. (...)
L’ICE mène depuis plusieurs semaines une opération d’envergure dans l’État du Minnesota, où la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée dans sa voiture par un agent le 7 janvier à Minneapolis, a cristallisé les tensions.
Vance reconnaît des « erreurs » mais accuse l’extrême gauche (...)
Des médias américains ont publié mercredi et jeudi la photo d’un petit garçon, emmené selon eux dans un centre de rétention au Texas par l’ICE. Il apparaît, la mine déconfite, coiffé d’un bonnet bleu orné de deux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir. Le cliché a été partagé en masse et ému les réseaux sociaux. J.D. Vance a confirmé que l’enfant, âgé de cinq ans, avait été pris en charge par l’ICE après que son père, qu’il a présenté comme un immigrant clandestin, a pris selon lui la fuite pour ne pas être appréhendé par les agents. (...)
Mais sur place, de nombreux habitants espèrent envoyer un message fort lors du rassemblement ce vendredi et montrer leur ras-le-bol.
Appel à manifester
À quelques centaines de mètres d’où se trouve J.D.Vance pour sa prise de parole se tient une douzaine de manifestants. Emmitouflée dans son manteau, écharpe et bonnet, Dani dénonce une « occupation » de la ville qui serait actuellement sillonnée par 3 000 agents de ICE alors que la police municipale ne compte que 600 agents. « Ils enlèvent des gens dans la rue et les envoient ailleurs. Ils n’ont pas de mandats pour le faire, ils terrorisent et blessent notre population et ils ont assassiné Renée Good », lance-t-elle. (...)