En Bolivie, la colère gronde contre la vie chère. Après l’organisation de manifestations pour protester contre la politique du nouveau président de centre-droit Rodrigo Paz au mois de décembre, les syndicats ont appelé à poursuivre la contestation en bloquant des axes routiers, mardi 6 janvier. Depuis, la mobilisation prend de l’ampleur.
Sur les réseaux sociaux, des manifestants chantent en chœur sur des autoroutes désertes. Depuis quelques jours, la Bolivie est paralysée : plus de 50 barrages routiers ont été décomptés dans le pays ce week-end.
À l’origine de la colère : un décret, signé au mois de décembre, qui supprime les subventions sur le carburant - un coûteux dispositif qui permettait, depuis vingt ans, de maintenir les prix du pétrole artificiellement bas.
Pour la population, les conséquences ne se sont évidemment pas fait attendre : le prix de l’essence et le prix du ticket d’autobus ont tous les deux doublé, tout comme le prix de certains produits de base.
En décembre, l’inflation sur 12 mois a quant à elle dépassé 20%, selon des statistiques officielles.
Les conséquences économiques de la mobilisation
Après l’organisation de manifestations au mois de décembre pour protester contre cette décision, les syndicats boliviens ont décidé d’aller plus loin en appelant à des blocages, mardi 6 janvier. Mais pour l’instant, le nouveau président de centre-droit, Rodrigo Paz, élu en octobre, n’entend pas céder.
Il n’en demeure pas moins que les conséquences économiques de cette mobilisation sont déjà visibles (...)